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Accès des mineures à la contraception, remboursement à 100% de l’IVG et revalorisation de l’acte : l’Etat de retour !

La contraception des mineurs est un sujet absolument majeur de santé publique mais aussi pour les Droits des femmes. Un rapport de la DREES en 2010 rappelle que les françaises de 15 à 19 ans présentent un taux de grossesse (22,6‰) très supérieur à celui des Suissesses (9,1 ‰) ou des Néerlandaises (12,3‰).

Renforcer la prévention pour réduire le nombre de grossesses non désirées ou précoces est une nécessité. Nous n’y arriverons que par la mobilisation de tous.

Depuis quelques années, plusieurs conseils régionaux se sont engagés fortement sur les questions de santé génésique et d’accès des mineurs à la contraception, notamment au travers de l’expérimentation du dispositif « Pass Contraception ».

La ministre des Droits des femmes les réunissait aujourd’hui pour la première fois afin de mieux identifier les bonnes pratiques, les succès et les limites de ces dispositifs.

Les pistes d’amélioration sont claires : une plus grande mobilisation de l’Etat et de l’Assurance maladie dans la mise en œuvre de ce dispositif ; une plus forte implication des services de santé scolaire et des acteurs associatifs ; un meilleur accompagnement des jeunes, notamment en termes d’information, de prescription et de consultation aujourd’hui trop variables selon les territoires ; le ministère y travaillera aux cotés des régions.

Enfin aucune action de prévention ne sera optimale si elle n’est pas accompagnée d’une véritable éducation à la sexualité à l’école, chantier que le ministère des Droits des femmes et le ministère de l’éducation nationale ont décidé de relancer de concert.

La réunion a également été l’occasion pour la ministre des Droits des femmes de revenir sur l’engagement tenu par le Gouvernement concernant le remboursement à 100% des IVG, présenté au Parlement dans la LFSS 2013.

Cette décision permet ainsi de lever tout frein financier au recours à l’IVG et répond à l’objectif d’amélioration de la prise en charge des femmes en situation de grossesse non désirée.

Le Gouvernement a aussi décidé de revaloriser significativement le tarif de l’IVG. Ce tarif très critiqué, car très inférieur aux coûts supportés, pesait fortement sur les établissements et expliquait pour partie la faiblesse du nombre de professionnels disposés à pratiquer cet acte et la longueur, par conséquent, des délais d’attente pour les femmes.

Remboursement à 100% de l’IVG et revalorisation de l’acte : le droit fondamental des femmes à disposer de leur corps est enfin reconnu.

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