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Salon des entrepreneurs : le gouvernement engagé pour l’entreprenariat féminin

Femmes.gouv.fr | Publié le 4 février 2016

La secrétaire d’Etat chargée des Droits des femmes Pascale Boistard a visité le 4 février le salon des entrepreneurs à Paris. Elle y a notamment rencontré des femmes ayant créé leur entreprise, et dressé un bilan de l’action du gouvernement pour favoriser la création d’entreprises par des femmes.


Dans son intervention lors de la conférence « Femmes entrepreneures : les clés pour réussir et se développer ! », la secrétaire d’Etat a rappelé la mobilisation du gouvernement pour l’égalité professionnelle.


Afin d’atteindre l’objectif de 40% de femmes parmi les créateurs d’entreprises en 2017, le gouvernement a mis en place le plan entreprenariat au féminin dont Pascale Boistard a rappelé les trois piliers :

- la sensibilisation des femmes : pour montrer que les femmes aussi peuvent créer ou reprendre une entreprise : par exemple, le site ellesentreprennent.fr ou la semaine de sensibilisation à l’entreprenariat au féminin. Cette dernière, réalisée avec l’association 100 000 entrepreneurs dans les collèges, lycées et établissements d’enseignement, a permis de sensibiliser plus de 10 000 jeunes en 2015.

- l’accompagnement : 14 réseaux d’accompagnement, généralistes ou spécialisés – pour les femmes, les femmes de plus de 45 ans, sur le secteur du numérique – ont signé une convention pour la promotion de l’entreprenariat au féminin.

- le financement : le Fonds de Garantie à l’initiative des femmes offre aux femmes une sécurité pour contracter des prêts auprès de banques. Le plafond de la garantie a été en 2015 augmenté de 27 000 € à 45 000 €. Quatre banques ont conventionné avec l’Etat pour améliorer le suivi des femmes.

Salon des entrepreneurs : le gouvernement engagé pour l’entreprenariat féminin

Discours de Pascale Boistard à l’occasion de la journée « Maman travaille »

Femmes.gouv.fr | Publié le 11 décembre 2015

Colloque-Maman-Travaille
Seul le prononcé fait foi

Madame Schiappa, fondatrice du réseau Maman Travaille
Mesdames, messieurs,

Je vous souhaite la bienvenue au ministère des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes pour votre journée d’échange et de réflexion, qui s’annonce dense et sympathique. Je suis ravie de vous accueillir, car je crois que l’action de la société civile et des réseaux, que vous représentez ce matin, est essentielle dans l’atteinte de l’égalité réelle. C’est en diffusant la culture de l’égalité, en agissant au quotidien auprès de votre entourage, ou, comme aujourd’hui, auprès des maires de grandes villes, que vous contribuez à mieux équilibrer les rôles des femmes et des hommes.

Le ministère qui vous accueille correspond parfaitement aux problématiques que vous posez au travers de cette journée.

D’une part, car il abrite le secrétariat d’Etat à la famille et à l’enfance, qui pilote entre autres les modes d’accueil des jeunes enfants, objet du pacte transparence crèche que vous allez faire signer à trois communes. Laurence Rossignol qui je le crois conclue votre journée, vous parlera de la politique qu’elle conduit pour développer les modes d’accueil adaptés pour toutes les familles, sur tout le territoire.
D’autre part car il abrite le secrétariat d’Etat aux droits des femmes, qui pilote la politique d’égalité entre les femmes et les hommes, dans le monde professionnel et dans l’ensemble de la vie sociale. Car, même si la situation progresse, les femmes ne sont pas les égales des hommes dans le monde professionnel : le chiffre de 25% d’écart de salaire en témoigne.

Cette inégalité repose sur de multiples raisons, et je voudrais en évoquer quatre :

1- Les femmes n’ont pas les mêmes métiers que les hommes. A cause de stéréotypes ancrés, certains métiers sont quasi exclusivement féminins, telles les assistantes maternelles, ou masculins, tels les chauffeurs de bus. Cette forte ségrégation limite la liberté de choix des unes et des autres, et c’est pourquoi nous développons un vaste plan en faveur de la mixité des métiers, qui doit faire évoluer les représentations et les pratiques.

2- Les femmes travaillent plus souvent à temps partiel. Or, le temps partiel, quand il est subi, est souvent à la source d’une grande précarité des femmes, notamment de celles qui sont seules avec des enfants. C’est pourquoi nous les soutenons financièrement, par l’augmentation des prestations qui leur sont destinées. C’est aussi pourquoi nous travaillons avec les branches professionnelles, comme par exemple le secteur des services à la personne, pour accroître le temps de travail des personnes ayant de faibles horaires de travail.

Le temps partiel peut aussi être choisi. Dans ce cas, c’est souvent en raison du souci, qu’ont seulement les femmes, de concilier les responsabilités familiales et domestiques et le travail. Car les femmes prennent encore en charge 80% des tâches domestiques. Si l’écart entre les femmes et les hommes a diminué au cours des 30 dernières années, c’est quasi exclusivement en raison du gain de temps produit par les appareils électro-ménager, et non pas en raison d’un plus grand investissement des hommes.
Il nous faut travailler sur ce point. Le gouvernement a d’ailleurs débuté cette réflexion, en instaurant avec la loi du 4 aout 2014 pour l’égalité entre les femmes et les hommes le partage du congé parental, incitation pour les hommes à partager la responsabilité des enfants.

3- Les femmes ont plus de difficulté dans l’accès à l’emploi. En particulier, les retours de congé maternité, et plus encore parental, constituent pour certaines un fossé difficile à surmonter. C’est pourquoi la politique publique vise à les accompagner, plus étroitement, lors de ces temps de vie.

4- Enfin, les femmes n’accèdent pas aux mêmes postes de responsabilité que les hommes. C’est ce qu’on appelle le plafond de verre, que vous avez renommé avec humour « le plafond de mère », pour souligner le lien entre ces déficits de promotions et la maternité. Pour lutter contre ce phénomène, nous travaillons avec les entreprises. Déjà, en les contraignant, par la loi, à établir des diagnostics des inégalités, et à réaliser des plans d’action pour les supprimer. Ensuite, en leur permettant d’échanger de bonnes pratiques, au sein d’un réseau « entreprises pour l’égalité » que nous avons constitué.

De façon plus globale, nous agissons sur l’ensemble de la société pour faire évoluer les représentations sociales créatrices d’inégalité. Ainsi, nous avons renforcé le rôle du CSA dans le contrôle des télévisions et des radios sur leur représentation équilibrée et diversifiée des hommes et des femmes. Pour que nous ayons, à terme, 50% de femmes parmi les expertes qui parlent sur les ondes, au lieu du faible 20% actuel !

J’ai annoncé également il y a peu un travail sur la publicité, pour que disparaissent les images sexistes qui autorisent le développement des stéréotypes sur les femmes.

Je sais que ces sujets, et d’autres, vont être abordés au cours de votre journée, et qu’en plus de votre pacte transparence crèche, vous allez échanger des expériences, des bonnes pratiques, des astuces, pour vous aider à trouver une vie équilibrée, et un monde plus égalitaire.

Je vous souhaite donc une belle journée,

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Vers l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, l’édition complète des chiffres-clés 2015

Femmes.gouv.fr | Publié le 6 novembre 2015

Le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes publie la version complète des chiffres-clés 2015 « Vers l’égalité réelle entre les femmes et les hommes ». Cette nouvelle édition constitue un outil pédagogique de connaissance et d’aide à l’analyse des inégalités entre les hommes et les femmes.

Depuis 2012, une nouvelle méthode d’action interministérielle fait de l’égalité femmes-hommes une politique publique à part entière, portée par tous les ministères.
Elle se décline en quatre axes principaux :

atteindre l’égalité professionnelle : élargir la mixité dans l’orientation scolaire et des métiers, promouvoir l’égalité salariale dans les entreprises, faciliter la création et la reprise d’entreprise par les femmes…

combattre les violences faites aux femmes : apporter une réponse à toutes les violences déclarées, protéger les femmes victimes, mobiliser toute la société par la sensibilisation et la formation des professionnels…

assurer l’accès aux droits, notamment en matière de santé : gratuite et anonymat de la contraception pour les mineures, remboursement à 100% de l’IVG, amélioration de l’offre de soins de proximité sur tout le territoire…

promouvoir la parité dans la sphère politique, économique et sociale : extension du domaine de la parité à tous les postes décisionnaires…

Pour atteindre ces objectifs d’égalité, disposer de données précises et les faire connaitre est indispensable. Elles constituent autant de repères pour identifier les ressorts des inégalités et construire des politiques publiques efficaces Ce document révèle les inégalités femmes-hommes qui persistent et met en lumière les politiques publiques mises en œuvre pour les combattre.

 

 

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Le HCEfh présente son guide pour une communication publique sans stéréotype de sexe

Femmes.gouv.fr | Publié le 5 novembre 2015

La secrétaire d’Etat chargée des Droits des femmes Pascale Boistard a accueilli le 5 novembre 2015 le lancement du guide pratique pour une communication publique sans stéréotype de sexe réalisé par le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes (HCEfh).



Dans son intervention la secrétaire d’Etat a souligné « l’importance capitale » de ce guide « qui sera un outil précieux pour les administrations, les établissements, et les pouvoirs publics en général » pour communiquer sans stéréotypes de sexe.

La présentation du guide s’est achevée par la signature de la Convention d’Engagement pour une communication publique sans stéréotype de sexe par l’ONISEP, le Conservatoire National des Arts et Métiers, Universciences, l’Université Paris Ouest Nanterre la Défense ou encore le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT).

>> Le discours de Pascale Boistard
>> Le guide pratique pour une communication publique sans stéréotype de sexe
>> La Convention d’Engagement pour une communication publique sans stéréotype de sexe

Discours de Pascale Boistard à l’occasion du lancement du guide pratique pour une communication publique sans stéréotype de sexe en partenariat avec le Haut Conseil à l’Egalité entres les femmes et les hommes (05/11/2015)

Femmes.gouv.fr | Publié le 5 novembre 2015

Seul le prononcé fait foi

Madame la Présidente du Haut Conseil à l’Egalité, Chère Danielle,
Chers membres du HCE,
Mesdames et Messieurs les élu-e-s,
Mesdames et Messieurs,

Madame la Présidente du Haut Conseil à l’Egalité, Chère Danielle Bousquet,
Cher-e-s membres du HCE,
Mesdames et Messieurs les élu-e-s,
Mesdames et Messieurs,

Je vous remercie pour la qualité des interventions de cette matinée. Je me réjouis que la Convention d’engagement pour une communication publique sans stéréotype de sexe ait déjà été signée par plusieurs d’entre vous, présent-e-s ce matin.

Communiquer sans tomber dans les stéréotypes est en effet un enjeu majeur.

Le guide que vous présentez aujourd’hui est d’une importance capitale. Concis, s’appuyant sur des recherches et des entretiens, il sera un outil précieux pour les administrations, les établissements, et les pouvoirs publics en général.

Je tiens à rappeler que déjà, deux circulaires du Premier ministre ont vu le jour, concernant le lien entre le langage, les images et les stéréotypes. Noms de métiers et des fonctions au féminin, fin de l’emploi du terme Mademoiselle…Dans l’administration, ce n’est pas une option, c’est devenu la règle !

Car, nous constatons tou-te-s que plusieurs formes de stéréotypes cohabitent. Il y a – et c’est le titre de vos tables rondes de ce matin- les stéréotypes véhiculés par les mots, ou par les images. « Le poids des mots » et « le choc des photos », ou « le choc des mots » et « le poids des photos », cela dépend.

Et puis, il y a d’autres formes, plus insidieuses, parce que moins visibles. Et pour cause ! Les stéréotypes peuvent aussi être liés à l’absence. Lorsque les femmes sont encore sous-représentées dans des rôles de dirigeantes, d’intellectuelles ou d’expertes, par exemple, cela favorise (consciemment ou inconsciemment) l’idée qu’elles n’existent pas.

Et, lorsqu’on leur donne la parole, les cantonner systématiquement dans les registres des émotions et des questions d’ordre familial ou domestique, c’est encore aller dans le sens des stéréotypes.

La parole des femmes n’existe pas encore assez, en dehors de la sphère privée. Et si la parole des femmes n’existe pas dans le champ médiatique, sur les questions de société, professionnelles, sociales, économiques, internationales… alors on considère qu’elles n’existent pas… ou qu’elles n’ont rien à dire.

L’invisibilité peut aussi être générée par les mots. User du masculin pour un certain nombre de métiers revient à nier l’idée qu’ils sont ouverts aussi aux filles. A l’inverse, user du féminin, c’est envoyer le message aux petites filles qu’elles peuvent se projeter dans ces métiers. Et ouvrir le champ des possibles, concernant les futures orientations professionnelles.

Ces « oublis » sont le plus souvent involontaires. Mais il s’agit parfois aussi de stratégies conscientes et assumées. Ainsi, lorsqu’un député, dans l’enceinte de l’hémicycle, s’entête à appeler une députée Madame LE Président, et refuse d’user du féminin (Madame LA Présidente), il exprime clairement que la place de cette élue (et des autres femmes politiques) n’est pas dans l’enceinte de l’Assemblée, et qu’il ne lui reconnaît aucun pouvoir.

Au-delà des personnes qui portent des messages ouvertement sexistes et rétrogrades, il faut l’avouer : nous sommes tous et toutes susceptibles d’être pris en défaut. Par le poids des habitudes, ou celui de la facilité, voire de l’ignorance.

C’est pourquoi apprendre à déconstruire et se donner des règles communes est primordial.
A travers les 10 recommandations pratiques de ce Guide, vous allez aider à l’analyse, au recul, au décryptage. Ce n’est pas rien.

Car il arrive encore souvent que, même avec la meilleure volonté du monde, des mots, des phrases et des attitudes soient sexistes, alors que ce n’était pas le but. Je pense à la campagne d‘une chaîne publique, France 3 pour ne pas la nommer, qui voulait mettre en avant le rôle moteur des femmes journalistes. Eh bien, elle a malheureusement eu l’effet inverse, reprenant tous les clichés et stéréotypes accolés aux femmes : la maison n’était plus tenue, ses habitants désemparés dans toutes les pièces : chambre, cuisine et même toilettes ! Bref, tous étaient au bord de la crise de nerf… Parce que madame présentait le journal.

Animée des meilleures intentions, la chaîne est pourtant tombée dans tous les pièges. Je remercie encore Delphine Ernotte, présidente de France Télévision, d’avoir fait retirer ce spot.

Je pourrais aussi vous parler de cette campagne de publicité, dont certaines affiches sont restées à peine 24 heures dans les couloirs du métro. Elle vantait la réouverture d’une salle multi-spectacles dans le Sud Est de Paris… Certaines affiches mettaient clairement les femmes en position de soumission, par le slogan choisi. La mairie de Paris, alertée par les internautes a fait retirer ces affiches. Et l’entreprise (privée pour le coup) a, elle aussi, expliqué qu’elle n’avait pas de mauvaises intentions.

Ces deux exemples, repérés en moins d’un mois, illustrent parfaitement ce que vous avez dit ce matin. Ils montrent comment certaines représentations sont ancrées. Et encore une fois, le parti-pris de départ n’était pas de capitaliser des vues sur une mauvaise réputation.

Car il y a cela aussi. Nous voyons fleurir de plus en plus de slogans ou communications qui, sous couvert de liberté d’expression ou d’humour, fonctionnent sur les femmes. Avec l’idée, plus ou moins dissimulée, qu’une communication massive, même mauvaise, est meilleure qu’une communication qui ne se voit pas. Nous devons être vigilant-e-s face à cet état d’esprit. J’estime qu’on ne peut pas tout accepter, sous le prétexte de l’humour ou de la création.

C’est pourquoi 2016 sera pour moi une année consacrée, entre autres, à la lutte contre les stéréotypes dans la communication, et notamment dans la publicité. Car, même si cette communication n’est pas publique, elle peut être respectueuse et responsable, tout en étant drôle ou sérieuse… Avec les acteurs concernés, j’engagerai des concertations, en m’appuyant sur les instances déjà existantes.

Mais déjà, la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes a renforcé les missions et compétences du CSA, concernant le domaine de l’audiovisuel.

Déconstruire, expliquer et emmener par l’adhésion : nous devons faire comprendre qu’il en va de l’intérêt de toutes et de tous.

Dans tous les domaines. Mais plus particulièrement lorsque cette communication émane des pouvoirs publics. Car, pour impulser des changements profonds dans notre société, il faut bien évidemment être exemplaires. Quel message ferions-nous passer, si au sein même de nos administrations, nous ne donnions pas l’exemple ? Nous irions dans le sens de ceux qui pensent que les femmes et les hommes politiques, prompts à donner des leçons sont incapables de se les appliquer. Et cela n’est pas possible.

C’est pourquoi le travail que vous menez au sein du HCE doit être mis en avant et souligné. Car, de la remise du rapport sur les stéréotypes en 2014 à la présentation de ce guide aujourd’hui, vous exigez, sans relâche que l’égalité réelle soit concrète. Mais vous faites, dans le même temps, œuvre de pédagogie, pour que ces questions soient comprises, débattues, entendues.

Pour que l’on comprenne bien que cette lutte n’est pas une obsession de quelques femmes, mais concerne bel et bien la société dans son ensemble. Et cela est d’autant plus important que nous sommes, vous et moi, quotidiennement exposés à la communication, aux publicités. Que ce soit dans l’espace public ou dans l’espace privé.
Au-delà de cette exigence d’exemplarité à laquelle doivent répondre les pouvoirs publics, c’est d’abord et avant tout une question de justice et d’équité. En avoir conscience est une première étape, primordiale. Mais ce n’est que la première étape.

Celle d’après, c’est l’engagement.

C’est pourquoi je tiens à saluer particulièrement les structures qui se sont d’ores et déjà lancées dans cette démarche. En premier lieu, le Service d’Information du Gouvernement, et son directeur M. Christian GRAVEL – qui s’est engagé auprès de vous à diffuser l’information à l’ensemble des directions de la communication des ministères. Je voudrais également saluer les engagements de Mme Elisabeth GROS, représentant l’ONISEP, M. Olivier FARON, représentant le CNAM, M. Bruno MAQUART, Président d’Universciences, M. Jean-François BALAUDé, Président de l’Université Paris Ouest Nanterre la Défense, et M. François DELUGA, président du CNFPT, qui ont signé la Convention d’engagement pour une communication publique sans stéréotype de sexe.

Vous voilà les premiers. Vous êtes donc à l’avant-garde. D’autres suivront, je n’en doute pas.

Je vous remercie donc pour ce travail et m’en ferai le relais. Car vous savez ma détermination à avancer sur ces sujets. Il me semble ainsi indispensable que les déléguées régionales et les chargées de mission départementales, réparties sur l’ensemble du territoire s’en saisissent, afin qu’elles puissent à leur tour se faire le relais auprès de leurs partenaires.

Ce guide trouvera également un écho certain auprès des Haut-e-s fonctionnaires à l’Egalité, ainsi qu’auprès des référents cabinets de l’ensemble des ministères. J’y veillerai personnellement.

Je vous remercie

Discours de Pascale Boistard en clôture de la réunion du « Club égalité » des Alpes-Maritimes (26 /10/15)

Femmes.gouv.fr | Publié le 30 octobre 2015

Seul le prononcé fait foi

Madame la Vice présidente du conseil régional,
Monsieur le Préfet,
Monsieur le recteur,
Mesdames et messieurs les élus,
Madame la chargée de mission départementale aux droits des femmes et à l’égalité,
Mesdames et messieurs engagés sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes,

Je vous remercie de m’avoir conviée à cette plénière de votre club égalité, où vous avez évoqué votre plan d’action départemental pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes.
Votre démarche m’a intéressée à plus d’un titre.

Tout d’abord, car elle s’insère, en la déclinant, dans la convention Territoire d’Excellence que j’ai signée il y a peu avec la Région. J’avais eu l’occasion, que je réitère aujourd’hui, de saluer l’engagement de la Région, et celui de Gaëlle Lenfant en particulier, sur ce sujet de l’égalité professionnelle.

Je sais d’ailleurs que vous avez déjà labellisé des actions pour mettre en œuvre cette convention : vous avancez très vite sur ce beau dossier.

Ensuite car, comme nous le faisons au niveau national, comme le fait la Région, elle réunit l’ensemble des partenaires utiles à l’avènement de l’égalité réelle. Présidé par le Préfet des Alpes Maritime et la Vice Présidente du conseil Régional, votre Club Egalité réunit plus de 60 organisations : entreprises, associations, partenaires publics et privés. Cette mobilisation de tous est essentielle pour que l’égalité devienne réelle.

J’ai noté que vous vous êtes posé la question : « comment garantir l’égalité dans les politiques publiques ?»

Cette question, nous nous la posons également. C’est pourquoi nous réalisons, chaque année, ce que nous nommons les « conférences de l’égalité ». Il s’agit d’une démarche interministérielle de mobilisation sur le sujet de l’égalité entre les femmes et les hommes. A tous les ministères, nous demandons de rédiger une feuille de route, qui trace le chemin de leurs actions, sur le plan de la gestion de leurs ressources humaines comme sur le plan des politiques publiques qu’ils conduisent.

Nous les poussons à aller toujours plus loin. A titre d’exemple, nous vérifions que tous les projets de loi contiennent une étude d’impact sur l’égalité, pour que toutes les lois contribuent à l’égalité entre les femmes et les hommes. Autre exemple, nous incitons tous les ministères à postuler pour le label « égalité », pour que l’Etat soit exemplaire dans sa gestion des ressources humaines.

Enfin, car elle adopte une approche transversale que je crois la seule efficace.

La loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, vous y faites référence, est fondée sur cette transversalité. Elle part du constat que les inégalités se cumulent : dans la sphère domestique comme dans la sphère professionnelle, dans le type de relations entre les femmes et les hommes comme dans la représentation sociale et démocratique. C’est pourquoi cette loi aborde tous ces domaines, et propose d’intervenir simultanément sur le partage des tâches parentales, sur le partage des responsabilités, sur la lutte contre les stéréotypes et contre les violences faites aux femmes.

Un an après la loi, je suis fière de dire que plus de 95% des textes d’application ont été pris.

Cette rapidité dans la mise en œuvre de la loi, reflète, en plus de mon engagement, le fait que la société et tous les acteurs publics sont désormais prêts pour l’égalité.

Bien sûr, nous aurons encore des résistances, et bien sûr, la loi ne fait pas tout. C’est pourquoi des actions, déclinées partout sur le territoire, restent indispensables pour que l’égalité devienne une réalité pour chacune et chacun.

Dans votre plan pour l’égalité, je voudrais évoquer plusieurs actions qui ont particulièrement attiré mon attention.

La labellisation des organismes au titre de l’action qu’ils conduisent.

Vous le savez, le rapprochement des labels diversité et égalité, que nous avons effectué, a pour enjeu de redynamiser ces démarches, accessibles aux entreprises, aux associations, aux acteurs publics, pour que chacun implante l’égalité dans la gestion de ses salariés et de ses agents publics.
Mais la démarche que vous allez expérimenter propose de créer une labellisation égalité au titre des services rendus au public. Ainsi, une crèche qui développera auprès des jeunes enfants une pédagogie égalitaire pourra voir son action mise en avant, et portée comme exemplaire.

Cela me semble intéressant, et je suivrai avec grand intérêt cette expérimentation.

La démarche intégrée pour la mixité

Au niveau national, la plate forme pour la mixité des métiers que pilote mon ministère s’est fixé pour objectif, à horizon de 2025, de faire passer le nombre de métiers mixtes de 17% à un tiers. Pour cela, nous engageons des actions avec l’éducation nationale sur l’orientation, avec le service public de l’emploi sur les recrutements, avec les secteurs professionnels sur l’insertion des femmes et des hommes dans les entreprises.
Récemment, nous avons par exemple signé un plan pour la mixité dans le secteur des services à la personne.
Sur le modèle de cette approche transversale, vous développez des actions complémentaires pour que chacun et chacune puisse choisir son métier en fonction de ses affinités plutôt que des stéréotypes sexués. Votre approche, qui va de l’accompagnement des jeunes enfants, jusqu’à l’intégration dans les entreprises, peut réellement accroitre cette liberté, et être en plus un gage d’efficacité pour les secteurs économiques qui s’y engageront.
Je serai également très attentive aux résultats de cette démarche.

Le marketing genré

Enfin, mon attention a été attirée par les travaux que vous souhaitez conduire sur les jouets. Le marketing genré, récent, sépare les jouets en « jouets de filles » et « jouets de garçons ». Cela contribue à diffuser des stéréotypes enfermant les enfants, puis les adultes, dans des rôles sexués cloisonnés. Ouvrir l’usage des jouets permet de dire à chaque enfant qu’il peut faire ce qu’il veut de sa vie.

Pour conclure, je voulais saluer la visibilité que vous apportez à vos actions au travers de ces semaines de l’égalité et de la mixité des métiers. Comme la semaine de l’égalité professionnelle que nous avons organisée au niveau national et dans toutes les régions début octobre, cette concentration d’événements donne l’occasion de parler de ce beau sujet. Elle permet de montrer l’ampleur des inégalités, de nous expliquer sur les objectifs que nous poursuivons et les moyens que nous mettons, collectivement, en place, pour qu’hommes et femmes aient les mêmes emplois, également rémunérés.

Je sais vos deux semaines riches d’événements : des animations ludiques dans les centres de loisirs à l’exposition « tous les métiers sont mixtes » de femmes d’ici et ailleurs, en passant par des interventions des Happy Men, ou encore la valorisation de l’entreprenariat par des femmes.

Je resterai très attentive, je vous le redis, aux expérimentations que vous conduisez. Car cet échange, entre une politique nationale qui trace des objectifs, et des innovations de terrain, qui répondent concrètement aux réalités des territoires, me semble extrêmement riche pour faire progresser nos dispositifs publics.
Grâce à ces actions, nous pouvons espérer de grands progrès pour atteindre l’égalité réelle à laquelle nos concitoyens et nos concitoyennes aspirent. Je vous en félicite et vous en remercie.

Discours de Pascale Boistard à l’occasion de la remise du prix de la diversité (27/10/15)

Femmes.gouv.fr | Publié le 30 octobre 2015

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le maire du 4e arrondissement de Paris,
Monsieur l’adjoint au maire,
Madame la porte parole,
Mesdames les dirigeantes d’entreprises, messieurs les dirigeants d’entreprises,
Mesdames messieurs.

C’est un grand plaisir d’être avec vous aujourd’hui pour remettre le prix de la diversité qui récompense l’engagement des acteurs et actrices qui œuvrent en faveur de l’égalité et de la diversité. Vous le savez les questions d’égalité et de diversité sont complexes.
Ces questions alimentent le débat public, c’est peu de le dire. C’est pourquoi je souhaite souligner l’importance que revêt cette mobilisation.

Aujourd’hui si nous nous réunissons, c’est qu’ensemble, collectivement, nous réaffirmons notre engagement pour lutter contre les discriminations commises à raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre. Il s’agit d’un principe éthique et politique. Il faut constamment le rappeler.

Je crois que nous partageons la même conviction que l’égalité et la non -discrimination ne concernent plus seulement les principes et les normes juridiques mais qu’ils sont devenus de vrais outils de performance au sein de l’entreprise. Nous devons continuer de progresser pour l’égalité réelle.

Au fond, ces deux points renvoient au principe selon lequel en matière de droits, lorsque l’on cesse d’avancer, on finit par reculer. Il faut toujours avoir le souci premier de défendre les acquis, et entretenir en parallèle, l’exigence de progrès.

Ce que je retiens, c’est que nous passons progressivement vers une approche positive et pragmatique des questions d’égalité et de diversité. A travers cela, nous contribuons à construire une société inclusive et harmonieuse, une société apaisée et ouverte sur le monde. Il me semble nécessaire de souligner à quel point cela est aujourd’hui important.

Ces sujets fondamentaux ne devraient pas faire l’objet de clivage politique, parce qu’il s’agit de droits universels.
Et pourtant, de trop nombreux responsables politiques se permettent encore de renier ces droits. Lorsqu’il s’agit des droits humains fondamentaux, la France doit être en pointe du progrès. Elle doit montrer l’exemple.

Oui il faut le rappeler et mettre en perspective, notre réalité nationale avec la situation à l’échelle mondiale. L’engagement en faveur de l’égalité femmes-hommes et la non-discrimination est loin d’être universel, et les violations des droits fondamentaux sont encore largement répandues.

Les discriminations, violences physiques et morales à l’encontre des personnes en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre se sont aggravées. Aujourd’hui, 76 pays dans le monde ont encore des lois réprimant les relations homosexuelles.
Personne ne peut ignorer qu’encore aujourd’hui, il est dangereux d’être homosexuel dans la plupart des pays du monde.

De son côté, le gouvernement français a adopté le 31 octobre 2012 son premier plan d’action national contre les discriminations et violences contre les personnes LGBT. L’objectif était simple : conquérir l’égalité chaque fois qu’elle fait encore défaut.

Avec la loi du 18 mai 2013 sur le mariage pour tous, la France est devenue le 9e pays européen et le 14e pays au monde à autoriser le mariage homosexuel. Cette loi a ouvert de nouveaux droits pour le mariage, l’adoption et la succession, au nom des principes d’égalité et de partage des libertés. Cette loi, nous en sommes fiers.

La lutte contre ces discriminations est une nécessité. Elle passe d’abord par le refus le plus strict des situations les plus intolérables. Ce mouvement, porté par les Etats, les organisations internationales et la société civile, ne doit pas s’arrêter, le Combat continue.

Alors ce soir, je souhaite rendre hommage à tous les lauréats, qui à travers leurs actions contribuent à faire progresser les droits des personnes LGBT, dans un contexte de montée des conservatismes et des extrémismes. Regarder en Russie, en Pologne.

Face à ce constat que nous pouvons légitimement déplorer, je veux citer Georges Sand, femme précurseure s’il en est : « Les déceptions ne tuent pas et les espérances font vivre ».
Pour ma part, ces conservatismes entretiennent ma conviction personnelle. Ils renforcent le sens de notre engagement.

Madame la porte parole, vous l’avez signalé. Il s’agit par cette 6ème distinction de clôturer un cycle, qui est probablement celui des pionniers. J’attends avec impatience vos prochaines éditions qui sont porteuses d’espérances. D’autres générations suivront grâce à votre mobilisation. Ils construiront sur vos efforts et vos réussites pour faire progresser la lutte contre les inégalités.

Nous le savons, l’égalité des droits de façon formelle a rapidement montré ses limites.

La nécessité d’agir de manière concrète sur les inégalités et les discriminations, en matière de recrutement, de promotion et de formation a conduit à la formulation du principe d’égalité de traitement, puis à celui d’égalité des chances. Aujourd’hui c’est la logique d’approche intégrée de l’égalité qui prévaut. Cette approche vise l’intégration explicite d’un objectif d’égalité à toutes les actions engagées tant au niveau de l’état que des organisations.

C’est la logique que le gouvernement poursuit dans la conférence de l’égalité, notamment dans le volet su les ressources humaines des feuilles de route de l’égalité des ministères. Mais la mobilisation des entreprises est également très forte en France.

De même aujourd’hui votre mobilisation, d’abord avec la charte, ensuite avec les prix de la diversité montre une prise de conscience de l‘importance d’assurer un environnement de travail inclusif et respectueux pour les personnes LGBT.
Finalement, on constate aujourd’hui que les objectifs sont pleinement partagés. L’égalité professionnelle hommes-femmes et le respect de la diversité rejoignent les objectifs des acteurs économiques. Elles soulignent les raisons économiques de la développer.

Elles constituent des atouts dans la perspective du recrutement de nouveaux talents et de nouveaux potentiels ou encore dans la relation clientèle ou l’image de l’entreprise dans une économie mondialisée et pluri-culturelle.
A travers vos actions et l’image de vos entreprises, c’est également l’image de la France dans le monde qui se joue. Ces prix de la diversité sont un motif de fierté et je vous en félicite.

Je vous remercie.

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La Franche-Comté territoire d’excellence pour l’égalité professionnelle

Femmes.gouv.fr | Publié le 23 octobre 2015

La secrétaire d’Etat chargée des Droits des Femmes Pascale Boistard a signé le 23 octobre avec Marie-Guite Dufay, présidente de la Région Franche-Comté, la 17ème convention « territoire d’excellence pour l’égalité professionnelle ».

Ce programme lancé en 2012 part du constat que faire progresser l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes nécessite la mobilisation de tous les acteurs (entreprises, collectivités,  partenaires sociaux). Il est piloté par l’Etat et les Régions, responsables de la formation et des politiques économiques sur leurs territoires.

Dans son discours la secrétaire d’Etat a salué une convention « ambitieuse mais réaliste » qui, par les actions qu’elle prévoit, permettra de faire progresser l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes en Franche-Comté. Parmi elles on compte notamment le développement de la négociation dans les petites et les moyennes entreprises, la sécurisation des parcours professionnels des femmes peu ou pas qualifiées, l’exemplarité de la fonction publique en matière d’égalité femmes-hommes au travail, ou encore le développement de la mixité des métiers.


A cette occasion Pascale Boistard a échangé avec les acteurs qui mettront en œuvre cette convention. Elle a par ailleurs rencontré des cheffes d’entreprises avec qui elle a échangé sur les difficultés rencontrées par les femmes qui souhaitent créer leur entreprise, ainsi que sur les réponses que le gouvernement leur apporte, notamment via le plan Entreprenariat au féminin.


La carte des territoires d’excellence pour l’égalité professionnelle

Discours de Pascale Boistard à l’occasion de la signature de la convention « Territoire d’excellence » avec la Région Franche-Comté (Besançon, 23/10/2015)

Femmes.gouv.fr | Publié le 23 octobre 2015

Seul le prononcé fait foi

Monsieur la présidente du conseil régional,
Monsieur le préfet,
Madame l’inspectrice,
Madame la déléguée régionale aux droits des femmes,
Mesdames, messieurs les élus,
Mesdames et messieurs engagés dans l’égalité professionnelle,

Grâce aux lois et à l’action volontariste des acteurs publics, associatifs, syndicaux, et des entreprises, la France progresse sur le chemin de l’égalité professionnelle. Le taux d’emploi des femmes est en croissance, y compris durant la crise économique, la mixité des métiers progresse, l’écart de salaire entre les femmes et les hommes régresse plus vite en France qu’en Europe.

Pourtant, il ne faut pas abandonner la lutte, car le chemin vers l’égalité réelle est encore long. En Franche Comté comme sur l’ensemble du territoire français,

  • L’écart de rémunération atteint un quart entre les femmes et les hommes
  • Les femmes travaillent plus souvent à temps partiel que les hommes, et je crois que cette problématique est particulièrement prégnante en Franche Comté
  • Seuls 17% des métiers sont mixtes
  • Et seuls 30% des créateurs d’entreprise sont des femmes

Il nous faut donc accélérer ce mouvement et pour cela, tous les acteurs, toutes les énergies, toutes les méthodes, doivent être mobilisées. C’est bien le sens de l’action que conduit le gouvernement depuis 2012, que je voudrais très rapidement évoquer autour de trois enjeux.

  • Premier enjeu, l’insertion des femmes

Certes, le taux d’emploi des femmes se rapproche de celui des hommes. Mais elles sont encore plus nombreuses que les hommes à être inactives ou à temps partiel. Les maternités constituent encore trop souvent un temps d’arrêt dans les carrières, et la garde des jeunes enfants un frein à l’emploi. Le gouvernement s’est attaqué à ces difficultés, notamment :

  • En mettant en place un plan ambitieux pour accueillir les jeunes enfants ; déjà 42 700 places de crèches nouvelles ont été créées entre 2012 et 2014
  • En proposant un accompagnement renforcé par Pôle Emploi aux femmes après un congé parental
  • En incitant les pères à partager la garde des jeunes enfants
  • En soutenant les femmes qui créent leur entreprise et des emplois
  • Deuxième enjeu : l’égalité

Malgré des niveaux de diplôme désormais comparables, les femmes n’atteignent pas les mêmes postes que les hommes. Il nous faut alors intervenir pour favoriser l’égalité professionnelle.

Par l’accompagnement, et, quand cela est nécessaire, par la sanction, nous incitons les entreprises à réaliser des accords sur l’égalité professionnelle. Ces accords permettent d’analyser les embauches, les rémunérations, les promotions, la formation, l’organisation du temps de travail, pour que les femmes bénéficient des carrières que les hommes. Le taux de couverture des entreprises par un accord ou un plan atteint actuellement 37,5%, et le gouvernement a fixé pour fin 2016 un objectif de 55%.

Par ailleurs, l’obligation de parité s’étend. Les grandes entreprises devront très bientôt avoir 40% de femmes dans leurs conseils d’administration ; ce sera ensuite le tour des petites entreprises. Depuis la loi du 4 août 2014 et les ordonnances que nous avons prises cet été,  les chambres consulaires, les autorités administratives, les professions libérales doivent aussi accueillir un plus grand nombre de représentantes.

  • Troisième enjeu : la mixité des métiers

Que l’on raisonne à l’échelle individuelle, économique ou sociale, la mixité des métiers est un enjeu important.

C’est un facteur de liberté pour que chacun et chacune puisse choisir librement son métier.

C’est un facteur  d’égalité, pour que tous les métiers soient également rémunérés ; aujourd’hui, les métiers dits « de femmes » sont moins bien payés.

Enfin c’est un  facteur  d’efficacité économique, car des secteurs créateurs d’emplois sont parfois peu mixtes.

C’est pourquoi nous avons lancé, en 2014, une plate forme sur la mixité des métiers, fixant un objectif d’un tiers de métiers mixtes en 2025.

Concernant l’orientation, le dispositif « parcours d’avenir » qui accompagne désormais tous les élèves de la 6ème à la terminale, favorise une réelle liberté dans les orientations des élèves.

Concernant les acteurs de l’économie, cinq secteurs sont désormais engagés dans des plans mixité : le transport, l’artisanat du bâtiment, l’autonomie, la petite enfance et les services à domicile. D’autres secteurs sont intéressés par cette démarche, comme le numérique ou les métiers du développement durable.

Mais à côté des lois et des dispositifs nationaux, l’égalité réelle ne peut advenir que par la mobilisation de l’ensemble des énergies. Ce sont les acteurs, sur le terrain, qui agissent pour orienter, insérer, recruter,  former. La réalisation de notre politique publique repose donc sur les collectivités locales, les services déconcentrés de l’Etat, les associations, les entreprises, partout sur le territoire.

Par ailleurs, pour progresser, nous avons besoin d’innovation sociale ; face à cette question complexe, nous avons besoin de tester des solutions de terrain.

Le programme « Territoire d’excellence » repose sur cette double nécessité.

Piloté par les Régions, qui coordonnent les politiques économiques et de formation, et l’Etat – notamment les déléguées régionales des droits des femmes et de l’égalité -, il est basé sur la logique expérimentale.

Lors de la précédente vague d’appel à projet, en 2012, 9 régions avaient lancé des expérimentations. L’évaluation que nous avons réalisée montre que dans les Régions, ce sont 230 actions,  touchant 170 000 personnes et 7 400 entreprises, qui ont été conduites !  Beaucoup de ces actions sont nouvelles, et les premiers résultats sur les bénéficiaires sont très encourageants.

Sur la base de ce succès, j’ai proposé dès la fin 2014 à d’autres régions de rejoindre le mouvement, pour qu’à la fin de l’année, la France entière soit devenue un territoire d’excellence.

Et la région Franche Comté a répondu présente !

Réunissant les partenaires actifs dans votre région, vous avez constitué une convention qui, prenant appui sur les objectifs que je vous ai proposés, est un modèle d’adaptation à votre territoire.

Très concrète, elle envisage déjà une série d’actions, et identifie les acteurs qui vont les mettre en œuvre autour de trois grands thèmes :

Le développement de la négociation dans les petites et les moyennes entreprises. De fait, ce sont ces organismes qui ont aujourd’hui le plus de difficulté à constituer des plans pour l’égalité. Les régions qui ont déjà testé des accompagnements renforcés ont vu croitre à grande vitesse le nombre d’entreprises engagées. Dans cet axe, vous prévoyez de travailler sur la création d’un environnement favorable à la prise de responsabilités par les femmes, la lutte contre les stéréotypes. C’est une action particulièrement utile pour favoriser l’égalité, car ce sont aujourd’hui ces stéréotypes qui brident les carrières des femmes. J’ai noté en particulier dans les actions que vous avez retenues le soutien à des réseaux de femmes, le développement de l’entreprenariat et l’appui à l’installation agricole

Le développement de la mixité, avec des actions de sensibilisation, et un travail avec des secteurs professionnels peu mixtes, tel la logistique ou le bâtiment, à l’instar de nos plans sectoriels nationaux

La sécurisation des parcours professionnels des femmes peu ou pas qualifiées, dans le cadre d’un chantier global que vous conduisez sur ce sujet d’importance

Enfin, je voulais souligner le grand intérêt de vos engagements dans la fonction publique ; l’exemplarité, sur ces sujets, est essentielle pour mobiliser les autres acteurs. J’ai noté que vous envisagiez la labellisation égalité, que nous avons récemment rapprochée de la labellisation diversité afin de simplifier la procédure d’accès, sans céder sur les ambitions de fonds.

Cette belle convention, ambitieuse mais réaliste, vous permet ainsi de rejoindre les désormais 17 régions « territoires d’excellence ».

Je suis persuadée que ces actions seront de véritables leviers de changement dans la région Franche Comté, et que, comme vous l’indiquez d’ailleurs, la progression de l’égalité sera un vecteur de progrès pour toute la société.

Je vous félicite et vous remercie.

 

 

LeadershipPourElles l'application mobile pour progresser dans votre carrière professionnelle

Pascale Boistard présente la nouvelle version de l’application « Leadership pour Elles »

Femmes.gouv.fr | Publié le 13 octobre 2015

Pascale Boistard, secrétaire d’Etat chargée des Droits des femmes a présenté la nouvelle version de l’application mobile « Leadership pour Elles » lors d’une rencontre avec les équipes participant au Hackathon « Women Innovation », organisé par le collectif « What ».

Lancée il y a deux ans, cette application permet d’accompagner les femmes dans leur parcours professionnel, en leur prodiguant des conseils pour s’affirmer et construire leur carrière. Un quizz et différents parcours permettent d’orienter les utilisatrices vers des conseils et des témoignages adaptés à leur situation.

Cette nouvelle version de « Leadership pour Elles » permet désormais aux utilisatrices de l’application de poser directement leurs questions à des expertes qui leur répondront grâce à une page Facebook dédiée. Un flux d’actualités liées à l’égalité professionnelle est également proposé, à partir d’une page Viadeo.

« Je souhaite que cette application permette à un nombre croissant de femmes de développer leurs projets, leur confiance en elles, et de les accompagner sur le chemin de l’égalité. » a déclaré la secrétaire d’Etat chargée des Droits des femmes dans son intervention.

La nouvelle version de l’application « Leadership pour Elles » a été développée par la société BeTomorow. Elle est disponible pour les Smartphones fonctionnant avec Android et iOS.

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