Egalité professionnelle

Discours de Pascale Boistard à l’occasion de la remise des Trophées de l’entreprenariat au féminin (18 mai 2015, CESE)

Femmes.gouv.fr | Publié le 20 mai 2015

Monsieur le président de la CGPME,

Mme la vice présidente chargée de l’entreprenariat au féminin, présidente de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité du CESE

Madame la secrétaire générale,

Mesdames,

Messieurs,

 

Je suis ravie d’être parmi vous ce soir pour les deuxièmes trophées de entreprenariat au féminin.
Je vous remercie de cette occasion que vous me donnez de saluer votre action, et, avec elle, toutes les femmes qui s’engagent dans cette belle aventure qu’est l’entreprenariat.

Vous le savez, le gouvernement soutient avec une grande force l’entreprenariat des femmes.
En effet,  à la fois source d’émancipation et de liberté pour les femmes, mais aussi facteur de compétitivité et d’emploi, l’entreprenariat féminin remplit des objectifs de justice sociale et de performance économique. C’est la conjonction de ces deux grands enjeux qui nous ont incités à créer, en 2013, le plan pour l’entreprenariat au féminin. Ce plan, vous le savez, a pour objectif d’accroître le nombre de femmes entrepreneures, en passant de 30% à 40% le pourcentage de femmes parmi les créateurs d’entreprise.

Je vois ici nombre de nos partenaires usuels, et je sais en outre que l’après midi a été longue et dense, je ne vais donc pas vous faire un nouveau point sur les trois grandes piliers de ce plan : sensibilisation, accompagnement et financement, auxquels plusieurs d’entre vous contribuent d’ailleurs.

Je voulais en revanche évoquer les nouveaux axes de ce plan. Ces axes ont été définis lors du renouvellement, en février 2015, de la convention avec la Caisse des dépôts et consignations, et ont fait l’objet d’une attention particulière lors des comités interministériels à la ruralité et à l’égalité et la citoyenneté.

Tout d’abord, un ciblage plus important sur les zones rurales et les quartiers prioritaires de la ville. Dans les zones rurales, l’entreprenariat est moins développé – et l’entreprenariat féminin en particulier. Or, nous le savons, les jeunes entreprises créent de l’activité économique sur leur territoire, car elles se fournissent localement ; elles créent ainsi, au-delà de leurs seuls salariés, de l’emploi et de la cohésion sociale. Nous allons donc porter un regard plus attentif à ces territoires, et développer des projets adaptés pour ces zones.
Dans les territoires urbains sensibles, où les entrepreneurs et entrepreneuses sont aussi voire plus nombreux que dans les autres territoires, ce sont les financements qui manquent. Là encore, nous allons déployer des actions, avec les réseaux bancaires et les missions locales, pour permettre à ces projets de voir le jour.

Deuxièmement, nous avons mis l’accent sur la reprise d’activité. En effet, trop d’entreprises, faute de repreneurs, disparaissent. Or, les femmes sont encore trop peu investies dans les reprises. Nous espérons que l’accroissement du montant maximal garanti par le FGIF, qui passe de 27 000 € à 45 000€, permettra à un plus grand nombre de femmes de pouvoir reprendre une entreprise.  Je me réjouis à ce titre qu’une de vos catégories de lauréates porte sur ce thème.

Je voulais ensuite évoquer le grand intérêt que suscitent nos politiques à l’étranger.
Je rentre tout juste du Global Summit of Women, sommet international qui s’est tenu cette année à Sao Paulo, et qui réunit des ministres, des femmes entrepreneures ou dirigeantes d’entreprise, des femmes engagées dans la vie associative, venant de tous les pays du monde, pour échanger sur les pratiques permettant de développer l’autonomie économique des femmes. J’y ai présenté notre plan pour l’entreprenariat au féminin, qui a remporté un grand succès, en particulier sur la dimension de financement – le fond de garantie à l’initiative des femmes – et sur la sensibilisation – la semaine de sensibilisation à l’entreprenariat au féminin – . Sur l’entreprenariat, et d’ailleurs sur l’égalité femmes / hommes en général, la France est attendue et observée comme un pays modèle ; les nominées pour la catégorie « export » des trophées peuvent continuer à porter cette bonne parole et à être fières de notre pays.

Pour conclure, car je sais que votre impatience de découvrir le palmarès est grande, je voulais saluer l’initiative que vous prenez autour de cette journée d’assises de l’entreprenariat au féminin. Les thèmes que vous avez abordés aujourd’hui permettent :

  • de mobiliser les acteurs – je pense à l’atelier sur les freins -,
  • de valoriser les soutiens dont peuvent bénéficier les femmes qui souhaitent entreprendre – je pense à l’atelier sur le financement -,
  • de donner de bons conseils pratiques – comme les 10 pièges à éviter – ,
  • d’ouvrir la réflexion sur d’autres thématiques importantes de l’égalité – comme l’atelier sur la mixité.

Sur ce point précis, je voulais vous exprimer ma conviction que tous ces sujets concernant l’égalité professionnelle entre femmes et hommes sont liées : promouvoir l’entreprenariat en général, mais aussi promouvoir l’entreprenariat dans les secteurs trop masculins comme le secteur des nouvelles technologies, permet d’ouvrir les possibilités pour les femmes mais aussi pour les hommes de choisir leur métier, leur carrière, indépendamment des stéréotypes.

Ainsi, je vous remercie tous de contribuer à la liberté de tous et de toutes, à la compétitivité de la France et à l’émancipation des femmes, en offrant un lieu de réflexion, et en valorisant  les femmes qui ont osé et réussi, montrant ainsi la voie à d’autres potentielles entrepreneuses.

Mais je crois qu’il est précisément temps de récompenser ces femmes courageuses.

 

 

Pascale Boistard présente le plan pour l’entreprenariat des femmes au Global Summit of Women (14 mai 2015, Sao Paulo)

Femmes.gouv.fr | Publié le 20 mai 2015

Madame la Présidente,

Madame la Vice-présidente,

Madame la Ministre du secrétariat des politiques pour les Femmes,[1]

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Excellences,

Madame la présidente du Sommet Global des Femmes,

Mesdames et Messieurs,

 

C’est un honneur que de prendre la suite de la représentante de notre pays hôte, Madame la Ministre Menicucci.

Pour la France, participer de manière active au Sommet Global des Femmes est aussi une façon de faire valoir notre engagement à promouvoir l’indépendance économique des femmes et l’entreprenariat des femmes.

La France a en effet toute sa place dans ce panel intitulé« accroître la place des femmes dans le développement économique », car depuis l’entrée en fonction de notre Gouvernement, la France a mené des politiques volontaristes pour promouvoir la participation des femmes à la vie économique et notamment au sein de l’entreprise.

C’est pour cela que le projet, porté par la France et d’autres acteurs du secteur privé mais aussi associatifs, que je souhaite vous exposer aujourd’hui est en lien direct avec la promotion des femmes dans l’entreprenariat : un plan ambitieux pour développer l’entreprenariat des femmes.  

En 2010 a été fait le constat que, si les femmes représentaient la moitié de la population active française, elles ne représentaient que 30% des créateurs d’entreprise. Pire, elles ne représentaient que 10% des créations d’entreprises innovantes, se centrant plutôt sur des activités de service aux particuliers, de santé, de l’action sociale.

Or, comme les hommes, quasiment un cinquième des femmes souhaitent créer leur entreprise : pour développer une idée, pour créer leur emploi, pour contribuer au rayonnement de leur territoire. Les femmes qui créent ont des entreprises aussi pérennes que les hommes ; ainsi, les entreprises financées par le fond que je vais évoquer dans quelques instants sont 82% à passer le cap des 3 ans.

Notre  gouvernement a donc considéré que cet écart, entre le nombre de créatrices et le nombre de femmes créant effectivement son entreprise était une perte de chance. Il a estimé que l’entreprenariat féminin est à la fois un levier pour la compétitivité et l’emploi, et une source d’émancipation et de liberté pour les femmes. L’entreprenariat des femmes est une source de croissance, car la création d’entreprises contribue au rayonnement de la France et à l’innovation. Il est un facteur de cohésion sociale, parce que l’entreprenariat permet sur le plan individuel une possibilité d’accéder à l’emploi et sur le plan collectif une possibilité de développer des territoires. Il est bien sur une source de liberté et d’émancipation car il permet de rendre réel un projet, et plus prosaïquement de créer son emploi dans une période de crise économique. C’est pourquoi le gouvernement a estimé que toutes les formes d’entreprenariat  des femmes devaient être encouragées.

Ainsi a été lancé en août 2013 un plan pour l’entreprenariat au féminin, qui réunit trois ministères : le Ministères des Droits des femmes, celui de l’Education Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche, et le ministère de l’Economie, ainsi qu’un établissement financier d’Etat : la Caisse des Dépôts et Consignation. Ces trois ministères se sont fixés un objectif : celui de faire passer le taux de femmes créatrices de 30 en 2010 à 40% en 2017.

Ce plan a été décliné au niveau local  par des signatures dans toutes les régions et à nouveau consolidé en février 2015, par l’ajout d’axes particuliers de développement dans les quartiers prioritaires de la ville, les zones rurales et la reprise d’activité.

Ce plan s’articule autour de trois piliers que je vais développer.

1 / En premier lieu, nous tentons de sensibiliser les femmes, et notamment les jeunes femmes, à l’entreprenariat. Nous leur montrons qu’il est possible pour une femme de créer son entreprise en France, et qu’elle peut ainsi réaliser ses projets, créer son emploi et d’autres.Nous avons créé, pour cela, un site internet : http://www.ellesentreprennent.fr qui offre aux entrepreneures potentielles conseils et référents pour monter leur affaire.Nous réalisons par ailleurs, depuis 3 ans, une semaine de sensibilisation à l’entreprenariat féminin chaque année en mars. Le principe en est simple : dans des collèges, des lycées, des établissements d’enseignement supérieur, des femmes entrepreneures viennent présenter leur parcours à des classes ou lors de forums. Ce projet est co-organisée avec une association française nommée 100 000 entrepreneurs et des réseaux d’accompagnement à la création d’entreprise, sous l’égide de mon ministère, du ministère de l’économie et de celui de l’éducation nationale. Au départ modeste, cette initiative a permis cette année l’intervention de plus de 400 femmes devant 10 000 jeunes – filles et garçons -. Tous ces jeunes ont pu constater que les femmes également sont susceptibles de parcours réussis dans l’entreprenariat.

2/ En deuxième lieu, nous avons développé des outils de financement spécifique. Comme partout dans le monde, ce sont les banques, publiques ou privées, qui financent les créations d’entreprise. Mais afin de lever des freins potentiels au financement de création par des femmes, nous avons créé un outil spécifique de garantie : le fond de garantie à l’initiative des femmes, géré pour nous par France Active et Initiative France. Ce fond, doté de près de 6 millions d’euros en 2014, permet de garantir 70% d’un prêt dans la limite de 27 000€. En 2015, le montant garanti a même été porté à 45 000 €. Ce mécanisme est d’un excellent rapport : pour une somme de 6 millions, ce sont près de 30 millions d’euros de prêts qui sont garantis. C’est un effet de levier important sur l’activité économique pour un très faible investissement public.

Par ailleurs, ce soutien est très bien accueilli par les banques et les prêteuses : 1863 prêts ont été garantis en 2014, en augmentation incessante.

3/ Enfin, nous soutenons très fortement – financièrement et techniquement – les réseaux d’accompagnement de création d’entreprise.

Ainsi, 14 réseaux ont signé avec mon ministère une convention d’engagement sur l’accompagnement des femmes. Ces réseaux sont pour partie généralistes, pour partie ciblés sur un type d’accompagnement (l’entreprenariat à vocation d’insertion par exemple) ou un type de public (les femmes, les femmes qui créent des entreprises innovantes, les femmes de plus de 45 ans …).
Tous ces réseaux travaillent avec les créatrices potentielles pour les aider à construire leur projet sur la base de leurs idées, à développer leur affaire, ou finalement à consolider leur entreprise.
Cette dimension, les créatrices nous le disent, est particulièrement importante pour la concrétisation de leur projet.Je crois que ce qui est particulièrement intéressant pour cette assemblée dans ce plan réside dans deux de ses caractéristiques : d’une part dans sa forte agilité, et adaptation au contexte local, et d’autre part, dans la dimension très partenariale, tout en restant souple, de son exécution. De mon point de vue, ces deux éléments rendent notre plan particulièrement adaptable à tous les contextes sociaux et économiques, et donc potentiellement transposables à vos pays. En effet, il m’apparaissait essentiel de vous proposer une pratique dont certains aspects sont assez facilement transposables.Laisser moi vous illustrer cette adaptabilité au travers d’un exemple qui me semble emblématique : la semaine de sensibilisation à l’entreprenariat au féminin.Cette semaine est organisée par une association, 100 000 entrepreneurs. L’association, qui accueille 8 permanents à Paris ainsi qu’un nombre très restreint de déléguées régionales, a constitué un partenariat avec des réseaux de femmes entrepreneures : elle dispose ainsi d’un vivier de femmes potentiellement intervenantes sur tout le territoire. Par le truchement de mon ministère, elle entretient des relations privilégiée avec les ministères de l’éducation nationale et de la recherche, qui envoient en début d’année une information sur l’opération à tous leurs correspondants locaux en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes. Ces correspondants relaient l’information auprès de tous les établissements scolaires.

Par la suite, le processus est très simple :

  • Les enseignants sollicitent une intervention en s’inscrivant sur un site internet
  • Les permanents sollicitent les femmes entrepreneures locales pour réaliser les interventions
  • Celles-ci sont formées grâce à un logiciel de e-learning sur le déroulé type d’une intervention. Les entrepreneures volontaires pour intervenir disposent donc d’un cadre de référence commun pour le faire.

Et plus de 400 interventions ont été réalisées en 2015 avec ce dispositif tout simple, ce qui représente un doublement par rapport à l’an passé.

Ce qui me semble tout particulièrement intéressant dans cette semaine de l’entreprenariat au féminin est que :

  • Nous utilisons toutes les énergies, issues des entrepreneures, d’entreprises partenaires, d’associations, de l’administration, pour un dispositif finalement assez simple d’application
  • Nous utilisons les nouvelles technologies pour déployer, à moindre coût, un dispositif sur l’ensemble du territoire. Ainsi, le développement dès 2016 de cette expérience dans nos départements d’outre mer ne pose aucune difficulté particulière : l’administration y est présente, et l’association porteuse sera relayée par les outils numériques qu’elle a créés : logiciel de formation et de matching des interventions.

Comme vous le voyez, cet exemple de partenariat réussi en faveur de l’entreprenariat féminin peut être réalisé sur tous les territoires. C’est un élément qui peut intéressé certains d’entre vous aux territoires vastes ou moins accessibles par exemple.

Pour conclure, je voulais mettre en avant quelques réalisations du plan pour l’entreprenariat au féminin. Nous sommes cependant confiants sur l’évolution du taux de femmes parmi les créateurs d’entreprises, car de nombreux indicateurs favorables nous sont apportés :

  • Ainsi, toutes les régions françaises ont décliné le plan national, les partenaires locaux s’emparant très vivement de cette thématique
  • La semaine pour l’entreprenariat au féminin que je viens d’évoquer ne cesse de croître : chaque année, nous voyons un doublement du nombre d’interventions demandées. Cette semaine répond manifestement à une demande des enseignants et des élèves.
  • Le fond de garantie à l’initiative des femmes est en constante progression ; il est chaque année consommé, ce qui est une manifestation directe de la création d’entreprises par les femmes.

Ainsi, nous avons confiance dans la réalisation de notre objectif, qui est de faire progresser le nombre et le pourcentage de femmes parmi les créateurs d’entreprises à 40% à l’horizon de 2017. Des données disponibles l’an prochain nous permettront j’espère de confirmer ce bon pressentiment.

Je vous remercie de votre attention.

 

 

[1] La Brésilienne, Madame Menicucci

Global-Sumit2015

Pascale Boistard au Global Summit of Women 2015 de Sao Paulo

Femmes.gouv.fr | Publié le 12 mai 2015

Pascale Boistard, secrétaire d’Etat chargée des Droits des femmes, se rend à Sao Paulo, au Brésil, pour participer à la nouvelle édition du Global Summit of Women, qui se déroulera du jeudi 14 au vendredi 16 mai 2015.

Cette vingt-cinquième édition du sommet réunira des dirigeantes et dirigeants, mais aussi des cheffes et chefs d’entreprises ou d’ONG, venant du monde entier, afin d’échanger sur les diverses initiatives prises en faveur de l’entrepreneuriat féminin et de l’activité économique des femmes. Au programme, une table ronde ministérielle et des ateliers de discussions thématiques.

Lors de la table ronde ministérielle Pascale Boistard présentera  devant ses homologues, le plan pour l’entrepreneuriat féminin de la France et ses évolutions. Le Gouvernement français a en effet estimé que l’entrepreneuriat féminin était un levier pour la compétitivité et l’emploi, mais aussi une source d’émancipation, de liberté pour les femmes et de cohésion sociale. La promotion de l’entrepreneuriat des femmes à l’international contribue à l’innovation et au rayonnement de la France. C’est en ce sens qu’il a souhaité encourager toutes les formes d’entrepreneuriat des femmes depuis le mois d’août 2013, avec un plan pour l’entrepreneuriat au féminin, réunissant le ministère des Droits des femmes, le ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et le ministère de l’Economie, ainsi que la Caisse des Dépôts et Consignation. L’objectif du plan est d’augmenter le nombre de femmes créatrices en le faisant passer de 30% en 2010 à 40% en 2017. Ce plan, également décliné un niveau local, repose sur trois piliers : la sensibilisation des femmes à l’entrepreneuriat, le développement des outils de financement spécifique et l’accompagnement des femmes entrepreneures.

La secrétaire d’Etat interviendra au nom de la France, pays hôte en 2014, lors de la cérémonie d’ouverture du Global Summit of Women. Elle participera à des ateliers de discussions thématiques portant notamment sur les carrières des femmes et la mixité en entreprise. Un atelier dans lequel interviendra la présidente de Business France, portera d’ailleurs sur la place des femmes dans la gouvernance des entreprises, alors même que la France s’est doté d’un objectif contraignant chiffré de 40% en 2017 (les conseils d’administration du CAC40 incluent actuellement plus de 30% de femmes alors qu’elles n’étaient que 12.3% en 2010[1]). Enfin, Pascale Boistard rencontrera Eleonora Menicucci, ministre des Droits des femmes du Brésil, lors d’un entretien, ainsi que Denise Motta Dau, secrétaire des Politiques pour les femmes à la Mairie de Sao Paulo, lors de la première « Semaine du Travail ».

Lors de ce déplacement Pascale Boistard organisera une rencontre avec des acteurs de la vie économique de Sao Paulo et la délégation d‘entrepreneures et dirigeantes françaises eu Sommet global.

[1] Source Eurostat et http://ec.europa.eu/justice/gender-equality/files/annual_reports/150324_annual_report_2014_web_en.pdf

 

Programme prévisionnel (heures locales)

 Mercredi 13 mai

17h-19h30 : Réunion avec des acteurs de la vie économique (entreprises françaises et brésiliennes) avec l’ensemble de la délégation française.

Jeudi 14 mai : Sommet Global des Femmes

9h- 14h30 : Table ronde ministérielle

10h-11h : Panel I/Accroitre la place des femmes dans le développement économique
Interventions :
Eleonora Menicucci : Ministre Droits des Femmes  (Brésil)
Pascale Boistard Secrétaire d’Etat Droit des femmes  (France)
Nora Terrado, Sous-secrétaire d’Etat commerce et industrie (Philippines)
Malgorzata Fuszara, Secrétaire d’Etat égalité de traitement (Pologne)

15h : Entretien avec Eleonora Menicucci, Ministre des Droits des femmes du Brésil

17h-18h30 : Cérémonie d’ouverture du  Global Summit of Women – Intervention de Pascale Boistard, au nom de la France, pays hôte de l’édition 2014

Vendredi 15 mai : Sommet Global des Femmes

09h-10h : Mégatrend globaux et régionaux ; présentation générale par Irène Natividad

10h– 11h : Forum des PDG : Business et égalité femme-homme

11h – 12h : Stratégies créatives pour des initiatives réussies de Women-on-Board
Intervention de Muriel Penicaud, présidente de Business France

15h-17h30 : Visite du forum « Semaine du Travail », avec Denise Motta Dau, secrétaire des Politiques pour les femmes à la Mairie de Sao Paulo

 

Discours de Pascale Boistard prononcé au Ministère de l’Intérieur à l’occasion des 70 ans du premier vote des femmes le 29 avril 2015

Femmes.gouv.fr | Publié le 29 avril 2015

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le Ministre de l’Intérieur,

Mesdames et Messieurs,

« La femme a le droit de monter à l’échafaud, elle doit également avoir le droit de monter à la tribune » L’article 10 de la « déclaration des droits de la femme et de la citoyenne », rédigée par Olympe de Gouges en 1791, symbolise le début du combat féministe et de la revendication d’une égalité civique entre les femmes et les hommes.

En 1848, le droit de vote universel est obtenu par les hommes. Les femmes, elles, attendront près d’un siècle pour l’obtenir.

100 ans pour que les femmes soient reconnues citoyennes  à part entière. 100 ans pour que les femmes obtiennent le droit de vote et d’éligibilité aux élections.

D’Olympe de Gouges à George Sand, en passant par Hubertine Auclert, les femmes se seront battues sans relâche pour l’égalité des droits civiques. Et pourtant, les femmes ont remplacé les hommes dans les champs et les usines lors de la première guerre mondiale. Les femmes ont participé activement à la résistance pendant la seconde guerre mondiale. Enfin, le 29 avril 1945, elles voteront pour la première fois aux élections municipales.

70 ans plus tard, une question subsiste : quelle place occupent les femmes aujourd’hui en France dans les instances politiques ?

Depuis la réforme constitutionnelle de 1999 et des lois dites de parité, la place des femmes en politique progresse. Avec la loi de 2013, instaurant le binôme aux élections départementales par exemple, un grand pas en avant a été réalisé. Aujourd’hui, les assemblées départementales sont composées de 50% de femmes contre 16% auparavant.
Avec la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, au-delà des nombreuses dispositions en faveur des droits des femmes, nous avons renforcé les pénalités  prévues à l’encontre des  partis politiques dans le cadre des élections législatives.

Au-delà des lois, la volonté politique est un moteur essentiel de cette égalité, à l’image du gouvernement actuel composé d’autant de femmes que d’hommes. Les partis politiques ont eux aussi un rôle à jouer. Comment encore accepter que des partis politiques préfèrent payer des amendes plutôt que de respecter la loi ?Alors que les femmes représentent 52% de la population, saluons leur sagesse de ne revendiquer que 50% des postes. Notons aussi que les femmes sont encore trop souvent écartées des présidences des collectivités territoriales.

A l’heure où notre société vit au rythme des réseaux sociaux et des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, l’organisation de la vie politique reste sur des schémas et fonctionnements archaïques. Ce sont de nouveaux défis qui doivent être relevés par les partis politiques et nos institutions pour plus d’égalité entre les femmes et les hommes dans la sphère politique. C’est contribuer à faire disparaître les comportements sexistes encore présents notamment dans nos hémicycles parlementaires.
Enfin, les citoyennes et les citoyens doivent eux aussi avoir cette exigence dans le débat démocratique.

Mesdames, Messieurs, comme vous pouvez le constater, de nombreux défis restent à relever pour parvenir à un véritable égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités politiques. Avec l’ensemble du gouvernement nous nous y employons. Avec vous, les associations nous nous mobilisons.
Il faut qu’avec l’ensemble de la société nous y parvenions.

Je vous remercie.

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illustration-vote des femmes

Mise en œuvre des mesures en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes du comité interministériel « Egalité et citoyenneté : la République en actes »

Femmes.gouv.fr | Publié le 29 avril 2015

Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes et Pascale Boistard, secrétaire d’Etat chargée des Droits des femmes ont fait le point en conseil des ministres ce mercredi 29 avril 2015 sur les mesures du comité interministériel « Egalité et citoyenneté : la République en actes » relatives à l’égalité femmes hommes.

Lors de ce comité qui a eu lieu le  6 mars 2015, le Gouvernement a exprimé l’ambition d’une République qui offre à chacune et à chacun les mêmes chances, grâce à la lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes. La lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes est un levier pour construire une société fondée sur la solidarité et le respect et où les femmes se sentent pleinement citoyennes. Cinq mesures du comité pour l’égalité et la citoyenneté incarnent la détermination du Gouvernement en la matière.

1)     Lutter contre les stéréotypes sexistes

La disparition des stéréotypes sexistes est la condition de l’émancipation individuelle. La lutte contre ces représentations caricaturales est menée sur plusieurs fronts. Le ministère de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche a engagé un travail avec le Syndicat national des éditeurs pour éviter les stéréotypes sexistes dans les manuels scolaires. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a défini les indicateurs quantitatifs et qualitatifs relatifs à la juste représentation des femmes et des hommes dans les médias : les chaines seront évaluées fin 2015.

2)     Rendre réelle la parité dans les instances décisionnaires

La reconnaissance pleine et entière de la citoyenneté des femmes implique l’égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités politiques, économiques et sociales. Un pas important vient d’être franchi : les conseils départementaux sont désormais composés d’autant de femmes que d’hommes.

3)     Mieux partager l’espace public

La place des femmes l’espace public est un nouveau champ d’action politique. Dans la République, chacune et chacun doit pouvoir évoluer librement dans la rue ou les transports en commun. À la suite de l’avis du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes sur le harcèlement sexiste dans les transports en commun, plusieurs axes de travail ont été définis : sensibiliser pour changer les comportements, se réapproprier l’espace public, alerter efficacement et former pour mieux réagir.

4)     Lutter contre les impayés de pension alimentaire

Les familles monoparentales sont particulièrement touchées par la précarité. La loi du 4 août 2014 permet d’expérimenter une garantie des impayés de pensions alimentaires et le versement d’une pension alimentaire minimale de 100 euros. Depuis le 1er octobre 2014, 20 départements ont mis en place cette expérimentation. 2 000 personnes en ont déjà bénéficié.

5)     Développer les crèches à vocation d’insertion pour faciliter l’emploi des femmes dans les quartiers.

L’accès à un mode d’accueil de la petite enfance est une condition du maintien ou du retour des femmes à l’emploi. La création de places d’accueil est déterminante. Pour les femmes des quartiers prioritaires, le modèle de crèches à vocation d’insertion professionnelle sera développé.

 

Equal-Pay-Day

Equal Pay Day : des progrès majeurs pour l’égalité salariale en France

Femmes.gouv.fr | Publié le 26 mars 2015

A l’occasion de « l’Equal Pay Day », Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, et Pascale BOISTARD, secrétaire d’Etat chargée des droits des Femmes, réaffirment que la lutte contre les inégalités salariales entre femmes et hommes est un sujet d’action majeur pour le Gouvernement.

Les inégalités de rémunération entre femmes et hommes sont le fruit de plusieurs facteurs. Temps partiel subi, carrières interrompues par la parentalité, non mixité des métiers, plafond de verre, discrimination… Depuis 2012, le gouvernement s’attaque à toutes leurs causes.

  • Pour favoriser l’égalité professionnelle et salariale au sein des entreprises, un nouveau mécanisme de contrôle du respect de leurs obligations (négocier un accord ou de présenter un plan d’action) par les entreprises a été mis en place. 67% des entreprises de plus de 1000 salariés étaient déjà couvertes au 15 février 2015. 1 500 entreprises ont fait l’objet d’une mise en demeure et 48 ont été sanctionnées pour non-respect de leurs obligations. Une majorité d’entreprises mises en demeure ou pénalisées régularisent leur situation en quelques mois. Les entreprises qui ne respectent pas leurs obligations ne peuvent plus soumissionner aux marchés publics.
    >> En savoir plusEqual-Pay-Day-1

 

  • Pour améliorer le taux d’activité des femmes, plusieurs réformes facilitent l’articulation de la vie professionnelle et de la vie personnelle et encouragent le partage des responsabilités parentales. 275 000 places d’accueil des jeunes enfants seront créées d’ici 2017. Une obligation de partage du congé parental a été instaurée par la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes.Equal-Pay-Day-2

 

  • Pour encourager l’entreprenariat féminin, le Gouvernement, avec l’appui de ses partenaires, développe des actions de sensibilisation et de soutien financier aux entrepreneuses. L’objectif est de passer de 30% à 40% de femmes parmi les créateurs d’entreprise.
    >> En savoir plus
  •  Pour favoriser la mixité dans tous les secteurs, le Gouvernement a lancé une série d’actions dont l’objectif est de faire passer la proportion de métiers mixtes de 12% à un tiers en 2025. Une campagne nationale a été lancée en octobre 2014. Des plans d’actions seront signés dans dix secteurs clés de l’économie. Un premier plan a déjà été signé dans le secteur des transports. La mixité des métiers est devenue une mission du service public d’orientation scolaire.Equal-Pay-Day-3

 

Ces actions permettent à la France d’engranger des progrès concrets dans ce domaine :

  • Les inégalités salariales reculent plus vite en France que dans le reste de l’Europe
    Alors qu’entre 2008 et 2013, l’écart de rémunération horaire brute moyenne des salariés de l’Union européenne a diminué de 0,9 point dans toute l’Europe (de 17,3% à 16,4%), la France a connu une diminution de 1,7 point, passant de 16,9% à 15,2%.
    >> En savoir plusEqual-Pay-Day-4

 

  • Le taux d’activité des femmes continue de progresser en France
    Le taux d’activité des femmes continue de progresser, passant de 66,1% en 2010 à 67% en 2013 pour les femmes de 15 à 64 ans.
    >> En savoir plusEqual-Pay-Day-5

 

Le seuil de 30% de femmes dans les conseils d’administration des grandes entreprises a été dépassé en 2014 (+3 points en un an), faisant de la France le pays de l’Union européen le plus avancé en la matière. « Les inégalités salariales entre les femmes et les hommes persistent à un niveau inacceptable. Mais la mobilisation engagée commence à porter ses fruits : les derniers chiffres attestent d’un recul très encourageant de ces inégalités. Nous démultiplions nos actions pour conforter ces progrès » a indiqué Marisol TOURAINE. « Les mesures prises depuis 2012 par le gouvernement devraient contribuer à amplifier cette évolution dans les prochaines années » a ajouté Pascale BOISTARD.

L’Equal Pay Day, qu’est-ce que c’est ?

L’Equal Pay Day, ou journée de l’égalité salariale, symbolise le nombre de jours supplémentaires qu’il faut aux femmes pour gagner ce que gagnent les hommes en une année. Ainsi, au vu des écarts de salaire entre les femmes et les hommes en France, les femmes doivent travailler près de trois mois de plus pour atteindre la rémunération annuelle moyenne des hommes. Cette date symbolique est fixée cette année en France au 26 mars. C’est l’ONG BPW (Business and professional women) qui organise cette initiative au niveau mondial. De nombreuses actions sont prévues à cette occasion sur tout le territoire national.>>
Pour en savoir plus, visitez le site de BPW France

 

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Retour sur le rassemblement « Elles font la France » à l’Elysée pour la Journée internationale des droits des femmes

Femmes.gouv.fr | Publié le 9 mars 2015

Hier, le Président de la République accueillait aux côtés de Marisol Touraine et de Pascale Boistard 100 femmes de toute la France à l’Elysée pour la journée internationale des droits des femmes.

Etudiantes, salariées, entrepreneures, enseignantes, agricultrices, policières, artistes, sportives, retraitées, citoyennes engagées, bénévoles, toutes contribuent au dynamisme de notre pays et à sa cohésion sociale. Avec elles, François Hollande a pu échanger autour de leur quotidien et de leurs attentes pour faire progresser encore l’égalité entre les femmes et les hommes.

Retour sur cette journée :



#EllesfontlaFrance : « C’est l’égalité qui fait… par elysee






CIDF

Tout le gouvernement mobilisé pour l’égalité entre les femmes et les hommes

Femmes.gouv.fr | Publié le 6 mars 2015

Pour la troisième fois, les conférences de l’égalité ont permis à l’automne 2014 à l’ensemble des ministères de présenter leurs actions en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, que ce soit sur le plan de leur stratégie de ressources humaines ou sur le volet des politiques qu’ils conduisent.

Issues de ces conférences de l’égalité, les feuilles de route des ministères mettent en avant le bilan des réalisations, ainsi que le programme d’action pour l’année à venir, sur quatre thèmes :

  • La gestion des agents publics. A la suite du protocole d’accord relatif à l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la fonction publique signé le 8 mars 2013, les ministères ont engagé des actions en matière de dialogue social, d’égalité dans les rémunérations et dans les parcours professionnels, de meilleure articulation entre la vie professionnelle et la vie personnelle, de prévention des violences faites aux agents sur leur lieu de travail.
  • L’égalité professionnelle. Les ministères s’engagent, dans leur champ de compétence, à promouvoir un égal accès des femmes et des hommes à des emplois de qualité dans tous les secteurs, à tous les postes.
  • La parité. Suite à la loi du 4 août 2014, tous les ministères listent les organismes sous leur tutelle qui doivent, lors de leur prochain renouvellement, remplir des conditions de meilleure représentation des deux sexes.
  • Violences faites aux femmes. Plusieurs ministères sont mobilisés dans le cadre du 4ème plan de lutte contre les violences faites aux femmes afin qu’aucune violence ne reste sans réponse, que les victimes soient accompagnées et la récidive prévenue.

Les ministères ont conduit des actions permettant de lutter contre les stéréotypes qui assignent femmes et hommes à des rôles spécialisés. Ils ont déployé une approche transversale de l’égalité femmes-hommes au sein de toutes leurs politiques, notamment par la technique des études d’impact permettant d’évaluer l’effet des projets de loi sur l’égalité, ou encore par le conditionnement des subventions d’Etat à des objectifs en matière d’égalité.

« A quelques jours du 8 mars, la publication sur le site femmes.gouv.fr des feuilles de route de chaque ministère pour l’égalité femmes-hommes est un nouvelle démonstration que les droits des femmes et l’égalité sont une priorité pour l’ensemble du gouvernement » a déclaré Pascale Boistard, secrétaire d’Etat chargée des droits des femmes.

Téléchargez les feuilles de route de chaque ministère : 

Sexisme dans le monde du travail : combattre la loi du silence

Femmes.gouv.fr | Publié le 6 mars 2015

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Brigitte Grésy, Secrétaire Générale du CSEP, Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes et Pascale BOISTARD, secrétaire d’Etat chargée des droits des femmes.

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, et Pascale BOISTARD, secrétaire d’Etat chargée des droits des femmes, ont reçu ce jour le rapport du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes (CSEP) portant sur le sexisme dans le monde du travail.

Ce rapport décrit les différentes réalités du sexisme au travail, réalité trop souvent déniée ou passée sous silence et qui prend de multiples formes : remarques humiliantes ou dévalorisantes, attitudes de mépris  ou de discrimination…

Selon une enquête conduite en 2013 par le CSEP auprès de 15 000 salariés de neuf grandes entreprises françaises, 80% des femmes considèrent être régulièrement confrontées à des attitudes ou décisions sexistes, qui impactent  leur confiance en elles, leur bien-être au travail et leurs performances.

Le rapport formule 35 recommandations visant à nommer et combattre le sexisme au travail. Marisol TOURAINE et Pascale BOISTARD ont annoncé ce matin retenir plusieurs axes de travail, notamment :

  • Améliorer la connaissance du sexisme au travail, via le développement de questions sur le sujet dans les enquêtes pilotées par les administrations ;
  • Former les acteurs de l’entreprise et du monde du travail, en leur proposant des modules de sensibilisation et des outils clé-en-main ;
  • Valoriser les bonnes pratiques des entreprises qui s’engagent dans de meilleures relations professionnelles entre les hommes et les femmes.

Le CSEP a été missionné par Marisol TOURAINE et Pascale BOISTARD pour la réalisation des outils dont ont besoin les acteurs concernés.

« Nous voulons agir concrètement auprès des entreprises, en valorisant la lutte contre le sexisme dans le label égalité et en constituant avant l’été un réseau d’entreprises mobilisées pour lutter contre le sexisme, en partageant les meilleurs pratiques » a déclaré Pascale BOISTARD.

« Nous devons combattre la loi du silence pour que s’applique la loi de la République. Nous ne pourrons réaliser l’égalité professionnelle et salariale entre les femmes et les hommes tant que ces comportements perdureront. Le traitement du sexisme au travail est une aspiration puissante de la société, et en particulier des femmes qui travaillent. L’objectif principal est de créer une culture organisationnelle d’entreprise exempte de sexisme » a conclu Marisol TOURAINE.

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Pascale Boistard à la rencontre des agricultrices au Salon International de l’Agriculture

Femmes.gouv.fr | Publié le 25 février 2015

Pascale Boistard, secrétaire d’Etat chargée des Droits des femmes, s’est rendue les 24 et 25 février au Salon International de l’Agriculture à Paris.

A cette occasion, elle a visité le stand de la Région Picardie avant de présenter avec Alain Vidalies, Secrétaire d’État chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, le livre « 42 portraits de femmes de mer ». Cet ouvrage met à l’honneur le travail, les métiers et la place des femmes dans l’ensemble de la filière de la pêche et de l’aquaculture, tant à bord des navires de pêche et dans la production aquacole, qu’à des postes à terre.

 

Pascale Boistard a également rencontré des agricultrices en compagnie de Jacqueline Cottier, présidente de la commission nationale des agricultrices de la FNSEA, à qui elle a présenté la nouvelle version du guide Femmes en agriculture, vos droits (lien vers le guide). Ce guide, construit en partenariat avec le Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt et avec la Mutualité sociale agricole, a pour vocation d’accompagner les femmes travaillant ou souhaitant travailler dans le secteur agricole.


 


Téléchargez le guide Femmes en agriculture