Egalité professionnelle
Sanctions Renforcées

Égalité salariale : 1600 plans d’action déposés

Lundi 10 juin, Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du Gouvernement, a présenté devant le Conseil Supérieur de l’Egalité Professionnelle entre les femmes et les hommes un premier bilan de son action en matière d’égalité professionnelle.

Suite à la modification du décret d’application sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes en décembre dernier, la ministre a renforcé les dispositifs de sanction pour les rendre effectifs, et a ainsi marqué sa volonté de faire progresser l’égalité professionnelle. Désormais en passant d’un contrôle aléatoire et sur place à un contrôle systématique et sur pièces, l’égalité professionnelle devient pour les entreprises de plus 50 salariés une véritable obligation.

Les entreprises apparaissent de plus en plus mobilisées sur le sujet et les premiers chiffres sont encourageants. Ainsi, plus de 1600 accords ou plans d’action ont déjà été déposés au 15 mai 2013. Près de  65% des entreprises de + de 1 000 salariés  et 36% des entreprises  de + de 300 salariés se sont d’ors et déjà mises en conformité avec la loi en présentant  leur plan d’action pour l’égalité entre les femmes et les hommes. Cette tendance reste positive depuis janvier 2013.

Pour les entreprises ne respectant la loi et leurs obligations, près de 300 mises en demeures ont été adressées, dont 53 mises en demeures depuis le 1er janvier 2013. Deux pénalités financières ont été prononcées en Aquitaine et en Ile-De-France.

Mais au-delà des sanctions, l’accompagnement des entreprises est primordial pour faire avancer l’égalité. Cet accompagnement se traduit notamment par l’ouverture du site internet www.ega-pro.fr proposant aux entreprises des outils, une méthode, et un parcours pour mettre en place leur démarche d’égalité professionnelle.

Dès lors, la volonté de la ministre est triple : poursuivre la stratégie de contrôle, accompagner les entreprises  et soutenir toutes les initiatives déployées.

Le Premier ministre JM Ayrault visite une crêche collective associative

L’Égalité femmes-hommes au cœur de la rénovation de la politique familiale

La rénovation de la politique familiale présentée par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault , lundi 3 juin 2013, a non seulement pour objectif d’assurer la pérennité de l’un des fondements de notre cohésion sociale, mais elle porte aussi une grande ambition. Une ambition de Justice au service de tous les enfants et pour faire progresser l’égalité femmes-hommes.

Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et l’ensemble du Gouvernement ont tenu à mettre l’égalité femmes-hommes au cœur d’une politique familiale rénovée. Les progrès vers l’égalité s’appuient d’abord sur  une réforme du congé parental destinée à accroître le taux d’emploi des femmes et l’égalité professionnelle femmes-hommes.
L’égalité passe aussi par un soutien accru aux mères isolées et aux familles monoparentales particulièrement concernées par le risque de pauvreté. Quatre fois sur cinq, ces familles sont dirigées par des femmes, vivant seules avec leurs enfants. Lire la suite

Brigitte Grésy - nouveau visage du Conseil Supérieur de l'Égalité Professionnelle - © Razak

Le nouveau visage du Conseil Supérieur de l’Égalité Professionnelle

Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, porte-parole du Gouvernement, a présidé mardi 28 mai la réunion du Conseil Supérieur de l’Égalité Professionnelle entre les femmes et les hommes, en présence de Brigitte Grésy, nouvellement nommée secrétaire générale d’un Conseil Supérieur, tout juste réorganisé pour mieux faire avancer l’égalité professionnelle (Décret  Du 30 AVRIL 2013 ).

Lors de la réunion, la ministre des Droits des femmes a insisté sur l’importance de la négociation sociale en cours entre les partenaires sociaux et au sein du Conseil Supérieur de l’Égalité Professionnelle, sur la qualité de vie au travail l’égalité professionnelle.

« Nous avons une opportunité pour faire avancer l’égalité professionnelle, il faut pleinement la saisir » a déclaré Najat Vallaud-Belkacem au cours de son intervention, rappelant la priorité qu’elle accorde à l’égalité professionnelle et l’égalité des rémunérations pour nos concitoyennes et nos concitoyens. La Ministre des Droits des femmes a ensuite dit sa détermination à tirer toutes les conséquences de la négociation qui devrait s’achever au cours du mois de juin, notamment dans le projet de loi pour l’égalité entre les femmes et les hommes qui sera présenté en conseil des ministres au début du mois de juillet et débattu a la rentrée au parlement.

La secrétaire générale, Brigitte Grésy a présenté le projet de programme de travail du Conseil Supérieur. « J’attends beaucoup de travail conjoint au sein du Conseil sur les grands sujets de l’égalité professionnelle : la négociation collective, la précarité du travail des femmes ou la question du sexisme dans les organisations » a-t-elle expliqué au cours de sa présentation. « Tous ces travaux donneront une nouvelle visibilité à cette instance ».

Au cours de la réunion du Conseil, une revue de littérature sur les freins méconnus a l’égalité professionnelle a été présentée, mettant notamment en avant l’analyse comportementale des inégalités. Cette revue de la recherche est un élément de plus pour alimenter la réflexion des membres du conseil en vue de lever les freins et mobiliser les bons leviers pour l’égalité. Retrouvez sur le site, une présentation de cette revue de littérature.

Najat Vallaud-Belkacem à Sciences Po en soutien à la Recherche sur les Droits des femmes- © Razak

L’économie comportementale pour lutter contre les inégalités salariales

A l’occasion du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes réuni le 28 mai dernier par Najat Vallaud-Belkacem, le Ministère des droits des femmes a présenté la synthèse d’une série de recherches en économie comportementale, qui montrent des comportements différents des hommes et des femmes en situation de négociation ou de compétition. S’il s’agit d’un champ de recherche relativement récent et insuffisamment exploré, ces travaux laissent à penser qu’au-delà de la lutte contre les principaux facteurs d’inégalités salariales (temps partiel, ségrégations des emplois…), des leviers complémentaires pourraient être mobilisés pour favoriser l’égalité sur le marché du travail.

Il apparaît que les femmes négocient moins leur salaire que les hommes, ce qui a des conséquences financières, mais également en termes d’avancement de carrière et de perspectives professionnelles. Plusieurs pistes de réflexion s’offrent alors aux entreprises : la clarification des règles de fixation des salaires (les études montrent que les femmes négocient plus efficacement dans un environnement professionnel transparent en termes d’attentes et d’espérances salariales ; lorsque l’offre d’emploi précise que le salaire est négociable, les femmes négocient autant que les hommes), la formation des manageurs (les femmes qui négocient sont moins bien perçues que les autres, notamment par les hommes) et le renforcement du sentiment de légitimité des femmes (l’évocation d’une identité de genre au cours d’une épreuve de négociation minore la performance des femmes).

Par ailleurs, les études s’accordent à dire que les femmes choisissent moins souvent que les hommes d’entrer dans des univers compétitifs et que cela est lié à leur place dans la société et à la persistance de prescriptions sociales genrées. C’est en ce sens que l’éducation doit permettre aux filles de développer la même confiance en elles que les garçons (43% des femmes et 75% des hommes pensent avoir une performance qui les place dans les 25% de meilleurs pour une tâche donnée). Les mesures de discrimination positive sont utiles : les femmes entrent davantage dans les univers compétitifs, synonymes de prise de responsabilité accrue et de valorisation salariale, lorsqu’elles sont assurées qu’il y aura des femmes parmi les gagnants.

Semaine de sensibilisation à l'entrepreneuriat féminin

Semaine de sensibilisation des jeunes à l’entrepreneuriat féminin

Lancée à l’initiative de la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, en partenariat avec le ministère de l’éducation nationale, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, le ministère du redressement productif, 100 000 entrepreneurs, l’APCE, Fédération Pionnières et France Active, la Semaine de sensibilisation des jeunes à l’entrepreneuriat féminin se tient du 13 au 18 mai 2013.

Najat Vallaud-Belkacem a souhaité montrer aux lycéennes et étudiantes que l’entrepreneuriat est une des voies qui leur est ouverte pour réaliser leurs rêves, leur ambition loin des mythes qui entoure la démarche. Nul besoin d’être riche ou de savoir tout faire. C’est un état d’esprit qui permet de prendre son avenir en main en créant son entreprise comme son association. C’est aussi un projet collectif qui consiste à rassembler les talents, les motiver.

Dans 5 régions, 120 femmes chefs d’entreprises viendront témoigner de leur parcours et échanger avec les élèves de l’enseignement secondaire et de l’enseignement supérieur. La semaine se déroulera au sein de 5 régions : Ile-de-France, Rhône-Alpes, Normandie, Nord-Pas-de-Calais et Pays-de-la-Loire. L’opération est réalisée à titre expérimental en 2013 dans la perspective d’une généralisation dès 2014.

La semaine s’inscrit dans le cadre du plan de développement de l’entrepreneuriat féminin dont le Président de la République a confié la charge à la ministre des Droits des femmes. Ce plan sera présenté dans les prochaines semaines.

Retrouvez plus d’information sur le site de l’APCE.

Un Conseil Supérieur de l’Egalité Professionnelle entre les Femmes et les Hommes renforcé

Le journal officiel du 3 mai publie le décret modifiant l’organisation du conseil supérieur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. L’objectif de ce décret est de renforcer le CSEP associé depuis un an à l’ensemble des chantiers ouverts par le gouvernement en matière d’égalité professionnelle : loi relative au harcèlement sexuel ; préparation et suivi de la feuille de route de la grande conférence sociale, réforme du décret concernant le dispositif de pénalité qui pèse sur les entreprises ne respectant pas leurs obligations en matière d’égalité professionnelle. Lire la suite

La ministre des Droits des femmes visite l'Usine Alstom du Creusot sur le thème de Egalité Professionnelle - Photo © Razak

L’égalité des rémunérations dans le code du travail ne sera plus lettre morte

Ce jeudi 25 avril 2013 est la journée européenne de l’égalité des rémunérations entre les femmes et les hommes. La journée Equal Pay Day a été initiée par l’association Business and Professional Women International aux Etats-Unis dans les années 1990, et reprise en France en 2009 et en 2011 dans l’Union Européenne. En d’autres termes, en 2013, il faut à une femme 444 jours de travail pour gagner le salaire annuel d’un homme soit 79 jours de travail supplémentaires.

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Visite dans les locaux de la DIRECCTE,  services chargés de veiller au respect du code du travail

Egalité salariale : premières sanctions contre les entreprises

L’égalité professionnelle est plus que jamais une des priorités de Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes et porte-parole du Gouvernement. En modifiant le décret d’application sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes en décembre dernier, la ministre a renforcé les dispositifs législatifs de sanction, et a ainsi marqué sa volonté de faire progresser l’égalité professionnelle. Désormais en passant d’un contrôle aléatoire et sur place à un contrôle systématique et sur pièces, l’égalité professionnelle devient pour les entreprises de plus 50 salariés une véritable obligation.

Aujourd’hui, quatre mois après la modification du décret, près de 1500 nouveaux plans ont été déposés par les entreprises. Ce chiffre témoigne du fort engagement des entreprises sur le sujet. En effet, dans certains territoires, plus de la moitié des entreprises se sont déjà conformés à leurs obligations durant ces 3 premiers mois de l’année.

Pour les entreprises ne respectant la loi et leurs obligations 135 mises en demeure sur la métropole ont ainsi été prononcées, contre seulement 2 en juin dernier. Un changement très significatif dans la politique de contrôle et le résultat de consignes claires données aux services par Michel Sapin, ministre du travail et Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femems.

Après cette mise en demeure, les entreprises ont six mois pour se mettre en conformité avec la loi. Au terme de ce délai, les services chargés de veiller au respect du code du travail doivent apprécier la situation de l’entreprise, et si aucun progrès n’a été accompli, fixer le montant de la sanction. A ce jour, 2 entreprises se sont vues infliger des sanctions. La première est une entreprise en Ile-De-France de 150 salariés, et qui affiche 500 € d’écart de salaire moyen entre hommes et femmes. Elle a présenté  aux services un plan qui n’affiche aucun moyen pour remédier à cet écart. Dès lors, la pénalité est fixée à 1% de sa masse salariale, soit une sanction financière qui sera de 5000 € par mois jusqu’à ce que l’entreprise se mette en conformité avec la loi. L’autre entreprise sanctionnée se situe en Aquitaine, compte 180 salariés et n’a jamais remis de document, malgré les avertissements.
Elle devra payer 8500 € d’amende en une fois, parce qu’elle vient juste de revendre son activité.

Mais au-delà des sanctions, l’accompagnement des entreprises est primordial pour faire avancer l’égalité. Cet accompagnement se traduit notamment par l’ouverture du site internet www.ega-pro.fr proposant aux entreprises des outils, une méthode, et un parcours pour mettre en place leur démarche d’égalité professionnelle. A cela, on peut ajouter la signature d’une convention le 9 avril dernier avec la ministre, par laquelle les dirigeants de 16 grandes entreprises ( Accor, Areva, BNP Paribas, Carrefour, Coca-Cola…) s’engagent à diffuser leurs bonnes pratiques en terme d’égalité auprès des TPE et PME avec lesquelles elles sont en relation.

L’objectif affiché de ces mesures est la réduction effective des écarts de salaire entre les femmes et les hommes. Pour cela, l’accompagnement des entreprises est essentiel même si des sanctions restent parfois nécessaires. Les bons résultats obtenus incitent dès lors le ministère à poursuivre le travail engagé, pour que l’égalité entre les femmes et les hommes au travail devienne une réalité.

 A lire aussi, l’interview de la ministre dans  Aujourd’hui en France / Le Parisien :
« La peur du gendarme, ça fonctionne ».

Photo de une : Najat Vallaud-Belkacem et l'équipe de Financi'Elles et Grandes Ecoles au Féminin, partenaires de la conférence Plafond de verre.
De  gauche à droite :
- Clarisse Reille, présidente de Grandes Écoles au Féminin
- Anne Guillaumat de Blignières , présidente de Financi'Elles
- Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, porte-parole du gouvernement
- Sophie Vernay, déléguée générale de Financi'Elles
- Catherine Ladousse présidente d'Inter'Elles

Salariées, créez vos réseaux pour l’Egalité !

Pour faire avancer l’égalité professionnelle, Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes encourage les salarié-e-s d’entreprises à créer et développer les réseaux féminins. Comment constituer un réseau ? Quelles sont les conditions de sa réussite ? Quels écueils faut-il éviter ? Des femmes témoignent et font partager leurs expériences.

L’égalité professionnelle ne se construit pas uniquement par les textes de loi. C’est un enjeu que portent, partout sur notre territoire, des femmes et des hommes salarié-e-s, qui s’impliquent au quotidien pour faire progresser l’égalité dans leurs entreprises.

Au cours de la grande conférence sur le « Plafond de verre », le 9 avril dernier, Najat Vallaud-Belkacem a insisté sur le précieux rôle que jouaient les réseaux féminins « pour accompagner les femmes dans leurs parcours, pour leur proposer du coaching, du mentoring, des conseils ». Lire la suite

Réseaux Témoignage de Catherine Ladousse : des leviers au service de la mixité et l’égalité dans l’entreprise

Catherine Ladousse dirige la communication de Lenovo EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique). En 2001, elle a fondé, avec d’autres femmes cadres dirigeantes, le Cercle InterElles.

« La création des réseaux, leurs organisations, structures, membres, modes de fonctionnement,  financements, varient selon les entreprises,  l’environnement culturel dans lequel ils s’inscrivent et les secteurs d’activité des entreprises.  Mais quelque soit leur statut, les réseaux se multiplient et renforcent leur pouvoir au sein des entreprises, agissant « hors hiérarchie » mais largement soutenus par la direction en général. Ce sont des «  think tanks » qui sont  force de proposition vis-à-vis de la direction et de la DRH pour renforcer la mixité et l’égalité professionnelle femmes -hommes.  Ce sont aussi des leviers majeurs pour les femmes qui les aident, à chaque moment de leur carrière, à renforcer leurs compétences, leur confiance en elle, et à bâtir un réseau d’entraide et de solidarité .

J’ai créé, avec quelques femmes dirigeantes, le premier réseau féminin chez IBM en 2000, dans le cadre de la politique diversité mondiale. Ce réseau représentait les différentes fonctions de l’entreprise et ses différents métiers mais s’est également constitué avec le soutien de la direction générale et l’appui de la DRH et de la communication sur une base de volontaires.

Le réseau s’est rapidement ouvert à toutes candidatures, femmes ou hommes,  intéressés à travailler sur les sujet autour de la mixité et de l’équité,  avec un focus sur la question des carrières féminines et la place des femmes dans une entreprise de culture masculine où de facto, il y a une proportion moindre de femmes dans les effectifs. Lire la suite