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Contraception, IVG : 100% remboursées !

Le droit à l’avortement et l’accès à un mode de contraception adapté sont des sujets majeurs pour les droits des femmes, en France comme sur la scène internationale. Le droit à disposer de son corps est l’une des conditions de l’émancipation, une étape indispensable qui en détermine beaucoup d’autres.

Depuis la prise de fonction du gouvernement, Najat Vallaud Belkacem et Marisol Touraine sont engagées afin d’améliorer l’accès des femmes à ce droit fondamental.

Aujourd’hui, les remboursements de contraceptifs consacrés aux mineures de 15 à 17 ans par l’assurance maladie le sont au taux de 65 %. Il existe donc un frein financier dans l’accès à la contraception pour ces jeunes femmes. C’est d’ailleurs un des enseignements de l’enquête Fécond rendue publique il y a quelques semaines (voir l’article consacré à l’enquête). C’est pour cette raison que le gouvernement a proposé à l’Assemblée Nationale d’inclure dans le Projet de Loi et de Finances 2013 (PLF) que les mineures de plus de 15 ans puissent être remboursées intégralement de leur contraceptif, où qu’elles se rendent pour l’acheter. L’économie peut représenter plus de 60 euros par an pour une pilule ou près de 40 euros pour l’installation d’un implant.

Cette mesure existait déjà pour les mineures accédant à un contraceptif dans un centre de planification. Il s’agit aujourd’hui de l’étendre sur l’ensemble du territoire, pour toutes les jeunes femmes. En parallèle, le gouvernement engagera un travail sur la diversification de notre modèle contraceptif à tous les âges de la vie est nécessaire.

Ce droit nouveau est un élément au sein d’une politique plus globale visant à garantir le droit des femmes à maîtriser leur sexualité et leur fécondité. La situation s’était dégradée : le gouvernement de Jean-Marc Ayrault a dès cette année pris plusieurs mesures pour rattraper le retard pris ces dernières années. La première est le remboursement  à 100% de l’IVG, permettant de lever tout frein financier au recours à un avortement. Le gouvernement a aussi décidé de revaloriser significativement  le tarif de l’IVG. Ce tarif, jusqu’alors très inférieur aux coûts supportés, pesait fortement sur les établissements et expliquait pour partie la faiblesse du nombre de professionnels disposés à pratiquer cet acte et la longueur, par conséquent, des délais d’attente pour les femmes. Une instruction a aussi été adressée aux Agences Régionales de santé pour organiser la prise en charge des demandes d’IVG pendant les congés, notamment d’été.

La question de la santé génésique implique également d’améliorer l’éducation à la sexualité telle qu’elle est mise en œuvre à l’école.  Ces problématiques seront au cœur du comité interministériel aux droits des femmes qui se tiendra de fin novembre (retrouvez le site internet du Comité interministériel)

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