Le gouvernement mobilisé contre les mariages forcés #StopMariageForcé

Pascale Boistard, secrétaire d’État chargée des Droits des femmes a rencontré le 1er juillet l’association « Voix de femmes » à l’occasion du lancement de la campagne « Stop Mariage Forcé ».

A quelques jours de l’été, période à risque pour les femmes menacées de mariage forcé, le lancement de cette campagne, soutenue par le secrétariat d’Etat chargé des Droits des Femmes permet de sensibiliser les femmes menacées, leur entourage, ainsi que les professionnels concernés.

Le site stop-violences-femmes.gouv.fr met à la disposition des femmes menacées et victimes des renseignements pratiques et juridiques et des conseils pour réagir et se faire aider.

Le ministère des affaires étrangères met quand à lui à disposition une adresse mail de contact : mariageforce.fae@diplomatie.gouv.fr ainsi qu’une page de renseignements.

Et la permanence téléphonique du 3919, numéro vert destiné aux femmes victimes de violences, permet d‘écouter et orienter tant les professionnels, que les témoins ou les victimes.

campagne

Où trouver des renseignements sur internet : Le site stop-violences-femmes.gouv.fr

Le site du Ministère des Affaires étrangères

Le guide être victime à l’étranger publié par les ministères des Affaires étrangères, de la Justice et de l’Intérieur

Le site de l’association voix de femmes

Qui appeler ?

Le 3919, Violences Femmes Info, Numéro d’écoute national destiné aux femmes victimes de violences, à leur entourage et aux professionnels concernés. Appel anonyme et gratuit 7 jours sur 7, de 9h à 22h du lundi au vendredi et de 9h à 18h les samedi, dimanche et jours fériés.

 


La loi vous protège

Le gouvernement agit pour lutter contre ces mariages, notamment sur le plan juridique.
La loi du 4 aout 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes a renforcé l’ordonnance de protection pour les victimes en permettant son instauration en urgence et en rallongeant sa durée. Cela opeut permettre de protéger les informations concernant le lieu de résidence de la victime ou encore d’interdire les contacts avec la personne la menaçant. Le Code Civil a par ailleurs été modifié afin que la loi étrangère soit écartée chaque fois que sa conception du consentement matrimonial est plus restrictive que la Loi française qui prévoit un consentement libre. Enfin cette loi facilite le retour des personnes de nationalité française ou qui résident habituellement de manière régulière sur le territoire français, lorsqu’elles sont retenues à l’étranger contre leur gré.

Dans ce cadre, la formation des agents du Ministère des affaires étrangères affectés dans les services consulaires a été renforcée, afin d’apporter l’accompagnement nécessaire aux victimes de mariages forcés et de favoriser leur retour sur le territoire national.

La France a par ailleurs ratifié la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre les violences à l’égard des femmes et la violence domestique, dite Convention d’Istanbul. La loi du 5 août 2013 a introduit dans le Code pénal un nouvel article réprimant de trois ans d’emprisonnement et 45000 € d’amende le fait de tromper une personne pour lui faire quitter le territoire en vue d’un mariage forcé.

Selon l’UNICEF, plus de 700 millions de femmes ont été mariées avant leurs 18 ans à travers le monde, dont 250 millions avant leurs 15 ans.

Ces mariages s’accompagnent de violences multiples (physiques, sexuelles, psychologiques…), avant comme après le mariage.

Pour en savoir plus sur les mariages forcés en France et à travers le monde, lisez la lettre d’information de l’Observatoire national des violences faites aux femmes qui consacrait son édition d’Octobre 2014 à cette question.