Le non-cumul des mandats : une porte ouverte pour la féminisation des assemblées politiques

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Najat VALLAUD-BELKACEM se réjouit de l’adoption en première lecture par l’Assemblée nationale mardi soir des deux projets de loi relatifs à l’interdiction du cumul de mandats, le premier interdisant le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de député ou de sénateur, le second interdisant le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de représentant du Parlement européen.

Ces projets de loi vont indéniablement favoriser la féminisation de nos assemblées, en permettant un important renouvellement du personnel politique.

En effet, si le gouvernement s’est délibérément inscrit dans la logique de parité, les principales autres instances de la vie politique restent encore aujourd’hui très éloignées de la parité, à l’exception des conseils régionaux et du parlement européen. 26,9% de députées, 21,8% de sénatrices, 13,9 % de conseillères générales, 13,8% de femmes maires, deux femmes seulement présidentes de Conseil régional ! Le compte est loin d’y être !

Cet appel d’air créé par l’adoption du non-cumul devra être saisi comme une opportunité par les partis politiques.

 C’est d’ailleurs en ce sens que le projet de loi relatif à l’égalité femmes-hommes, qui sera examiné par le Parlement en septembre, prévoit de doubler la diminution de l’aide publique attribuée aux partis qui ne respectent pas la parité pour les élections législatives.