Marisol Touraine et Pascale Boistard reçoivent le manifeste de 420 médecins pour l’accès à un avortement sûr et légal dans le monde

Share on Facebook+1Share on LinkedInShare on Twitter

Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, et Pascale BOISTARD, secrétaire d’Etat chargée des Droits des femmes, ont rencontré aujourd’hui les trois associations (Médecins du Monde, le Planning familial et Equilibres et Populations) à l’initiative du manifeste « Names not numbers » pour l’accès à un avortement sûr et légal dans le monde. Signé par 420 médecins, publié ce matin dans Le Nouvel Observateur, ce texte paraît quelques jours avant la 69ème Assemblée générale des Nations-Unies, qui dressera le bilan de 20 ans d’action pour les droits à la santé sexuelle et reproductive.

À cette occasion, Marisol TOURAINE et Pascale BOISTARD ont indiqué qu’elles partageaient l’objectif du manifeste pour un accès sûr et légal à l’avortement dans le monde et qu’elles mettaient tout en œuvre, en France comme dans le monde, pour que ce droit fondamental des femmes à disposer de leur corps soit universellement reconnu.

Marisol TOURAINE a ainsi rappelé qu’elle s’était engagée dans cette voie dès 2013, en permettant le remboursement à 100% des IVG pour toutes les femmes et la revalorisation des tarifs des IVG chirurgicales. Une instruction ministérielle, publiée chaque été depuis 2012, demande aux Agences régionales de santé (ARS) de s’assurer que les établissements respectent leurs obligations d’information, d’orientation et de prise en charge des femmes. En supprimant la référence à la situation de détresse pour le recours à l’IVG et en renforçant le délit d’entrave à l’IVG, la loi du 4 août 2014 concrétise encore un peu plus le droit des femmes à disposer de leur corps.

Les ministres ont rappelé qu’à l’échelle mondiale, la situation restait néanmoins dramatique, avec 220 millions de femmes privées d’accès aux méthodes modernes de contraception, 80 millions de grossesses non désirées et 20 millions d’interruptions volontaires de grossesses non médicalisées.

Les ministres souhaitent que les droits sexuels et reproductifs, et notamment l’accès à un avortement sûr et légal, soient mieux pris en compte dans l’agenda international. La France y travaillera activement, en s’assurant qu’ils figurent parmi les suites du programme d’action du Caire post-2014 et dans l’agenda pour le développement post-2015.

Le Manifeste des 420