Signature d’un plan mixité dans le secteur des services à la personne

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Mercredi 7 octobre 2015, Pascale Boistard, secrétaire d’Etat chargée des Droits des femmes, a signé un plan mixité dans le secteur des services à la personne, avec Sandra Kuntzmann-Burgo, vice-présidente de la Fédération du service aux particuliers.

«  C’est un plan ambitieux et réaliste » a déclaré Pascale Boistard. « Ambitieux, car, partant d’un niveau élevé de féminisation, le secteur dispose d’une marge de progrès importante pour que les hommes travaillent davantage dans ce secteur. Réaliste, car il  propose des actions concrètes  pour améliorer la mixité et les conditions d’emploi » a ajouté la secrétaire d’Etat.

Le secteur des services à la personne emploie 1,4 million de personnes dont une très grande majorité de femmes. Ce secteur, en croissance et pourvoyant 77% de ses emplois en CDI, est marqué par une grande hétérogénéité des structures et des modes d’exercice, par un recours important au temps partiel et des conditions de travail parfois difficiles.

Ce plan est le 5ème plan sectoriel mixité mis en place depuis 2014. Fixant des objectifs de mixité à 5 ans et les actions pour les atteindre, il aborde plusieurs priorités :

  • Promouvoir les métiers auprès du grand public, des jeunes et des demandeurs d’emplois
  • Promouvoir la mixité auprès des bénéficiaires
  • Encourager la création d’entreprises
  • Professionnaliser le secteur par  la formation, l’amélioration des conditions de travail (notamment autour des temps partiels), la construction de parcours professionnels, la rénovation de la classification des métiers
  • Valoriser l’égalité professionnelle

Pour Pascale Boistard, « la mixité des métiers est un enjeu essentiel.  C’est un enjeu de liberté. Il est plus facile de choisir son métier en fonction de ses affinités, quand les métiers ne semblent pas uniquement destinés à un des deux sexes.  C’est aussi un enjeu d’égalité. Car aujourd’hui, les métiers dits « féminins » sont moins bien payés que les métiers dits « masculins ». C’est une des raisons des écarts de salaires inacceptables qui persistent entre femmes et hommes » a conclu la secrétaire d’Etat.

Lire le discours